24.8.07

Lectures


Félicien Rops, La dame au pantin, (1877).

[...]L'amour est masochiste. Ces cris, ces plaintes, ces douces alarmes, cet état d'angoisse des amants, cet éttat d'attente, cette souffrance latente, sous-entendue, à peine exprimée, ces milles inquiétudes au sujet de l'absence de l'être aimé, cette fuite du temps, ces susceptilités, ces sautes d'humeur, ces rêvasseries, ces enfantillages, cette torture morale où la vanité et l'amour propre sont en jeu, l'honneur, l'éducation, la pudeur, ces hauts et ces bas du tonus nerveux, ces écarts de l'imagination, ce fétichisme, cette précision cruelle des sens qui fouillent, cette chute, cette prostation, cette abdication, cet avilissement, cette perte et cette reprise perpétuelle de la personalité [...]
Blaise Cendrars, Moravagine, (Paris, Grasset, 2002), p.74

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