23.8.07

Flânerie #1

Certes que parfois la derive me mène à des endroits de couchemard et à des situations désagréables, mais c'est le juste prix que je paie pour qu'elle m'offre les plus belles et émouvantes des surprises. Bien que le pire enemi de la flânerie soit la fatigue qui empêche la pleine jouissance. Il faut savoir s'arrêter de temps en temps, il faut laisser le temps au corps de s'adapter et d'habitude je ne sais pas le faire, je suis prisionère de la compulsion du mouvement. Il faut que je gagne cette sagesse avant ma mort ;). Pendant mon voyage j'ai fait de petites apprentissages vers ce savoir-faire, dans une esplanade à Amesterdam et à Namur, un après-midi dans le Perroquet à Bruxelles, quelques moments dans les gares et dans la cathédrale de Cologne ...

Dans les trains quand je regardais défiler le paysage, ou sur un bateau, quand, penchée sur la rambarde, j’observais les gens et défiler les traînées d’écume le long de la coque. Pendant que je contemplais les champs,les arbres, les villes et les gares que la vitesse transformait en des tableaux de lignes aux couleurs changeantes, je réfléchissais... ou d'accord avec le narrateur de Moravagine, j'hallucinais, car selon lui "l'activité de la conscience est une hallucination congénitale."

Est-ce moi qui étais en mouvement ou étais-je prisonnière d’un morceau d’espace autour duquel passaient les choses, celles de mon monde mental ce monde dans lequel je voyageais ...

Traits brefs:

[J'ajouterais des photos et des nouvelles notes petit à petit, mon âme voyage encore ...]

Bruxelles 1.

toujours la Grand Place
à La mort subite
un concert de rue
la foire

Antwerp:

la gare
un concert devant la cathédrale
la plus bonne kriek que j'ai bu

Amesterdam:

devant moi-même
auto-analyse
le délire sans drogue ...
l'orage


Namur:



Un panorama qui m'a rappelée mon île
la montée vers la citadelle
Église Saint-Loup
Le Musée Félicien Rops
la librairie Le Grenier aux Livres où j'ai trouvée mes lectures de ces jours de vacances: Moravagine que j'avais lu dans une traduction portugaise et les souvenirs intimes de Maurice Duplay sur son ami Marcel Proust.

Paris 1:

une très mignone boulangerie-pâtisserie au bord de la Seine
l'oiseau que j'ai vu mourir au Boulevard Voltaire
Père-Lachaise

ce crépuscule d'enchantement au jardin des Tuilleries

En montand, par hasard, la rue de La Rochefoucauld j'ai trouvée le Musée Gustave Moreau: maison de rêve, des dessins prodigieux , une révélation

les jours pluvieux et ses reflects
les longues promendades

Bruxelles 2

Perroquet
Ixelles
concert Place roupe

Kölhn:

l'exposition
de Balthus au musée Ludwig

Paris 2:



un instant de beauté, calme, douceur et volupté, la différence .

Musée Delacroix
Fantastique et amusant Concert de rue à Saint Germain

La librairie L'Écume des pages
Gare Saint Lazare

Bruxelles 3:


toujours la Grand Place
un autre concert de rue
les vieux quartiers art nouveau/déco
les chats
place jeu de la balle
partir


Lisboa

le retour: très attirantes images de Lisboa a travers la fenêtre de l'avion

1 comentário:

goldo disse...

en pensant à l'île, à Moravagine et à Cendrars ... ;o)