27.9.07

Papyrus #3





À Tsou L'Egiptienne

Par-dessus le toi des guitares
Ses yeux et son sourire bleu
La nuit mêlée à ses cheveux
Chaque train oubliait sa gare
Le flux et le reflux de la mer intérieure
Qui animait mon coeur à la cause du sien
Me faisait ressemblant à ces ombres de chien
Qu'on voit laper la nuit des restes de lueurs
Mon égyptienne ma mythique
Quand nous baignerons-nous à nouveau
Au port d'Alexandrie entre ces vieux rafiots
Dont la voile crevée donnait de la musique
Du haut de la plus haute pyramide
Léchée par des millions de regards touristiques
Entre Son Lumière légendes et cantiques
Je t'apporte ces mots de sang encore humides
Ces inhumains versets d'amours supra-humaines
Quand le poète écrit d'amour à son aimée
Il charge son crayon d'encre à éternité
Puis lui dit simplement Madame je vous aime
Et je vous saurais gré de l'avoir remarqué


Jean-Pierre Rosnay

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