8.2.12

Extraits du Journal de Delacroix

Delacroix, Fleurs


[...] Ce qu'il y a de plus réel pour moi, ce sont les illusions  que je crée avec ma peinture.  Le reste est un sable mouvant.  (...)

 Au moment où j’écris, j’ai commence de sentir vingt choses que je ne reconnais plus quand elles sont exprimées. Ma pensée m’échappe. La paresse de mon esprit ou plutôt sa faiblesse me trahit plutôt que la lenteur de ma plume ou que l’insuffisance de la langue. C’est un supplice de sentir et d’imaginer beaucoup, tandis que la mémoire laisse évaporer au fur et à mesure. Que je voudrais être poète ! tout me serait inspiration. Chercher à lutter contre ma mémoire rebelle, ne serait-ce pas un moyen de faire de la poésie?  

Delacroix, Journal


Musée Delacroix

Musée Delacroix



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