26.9.11

Peng-Lai-Shan ...






La première tasse humecte mes lèvres et mon gosier


La deuxième rompt ma solitude


La troisième fouille mes entrailles mises à nu


et y débusque mille volumes d'étranges idéogrammes


La quatrième suscite une légère sueur


— et tout le noir de ma vie se dissout à travers mes pores


A la cinquième tasse, je suis purifié


La sixième m'expédie au royaume des Immortels


La septième — ah, je ne saurais en absorber davantage !


Je sens seulement un souffle de vent frais gonfler mes manches.


Où est Peng Lai Shan ?


Ah ! Laissez-moi chevaucher cette douce brise et m'envoler loin d'ici !

 Lu Tong

Pour Marie Claire

2 comentários:

MC disse...

Merci Hélèna !
Je suis touchée ...et par ton attention et par le choix de ce poème.
Des mots qui résonnent ...
Car des sensibilités qui se rejoignent certainement. Merci encore !

mr disse...

Il est vrai que nous avons beaucoup d'affinités, de points communs et surtout une bonne complicité virtuelle.
Merci à toi pour tes mots pleins d'empathie.