29.3.06

Destaque

Andava perdida em busca do Reverie e reencontro-o.

Confidentielles. com # 31- Toujours Amoureuse de Ferré

Notre Amour

Tant que nous écrirons nos noms
Sur les arbres malades de l'automne,
Les oiseaux pourront chanter,
Nous pourrons nous aimer.

Je suis celui que tu attends
Je suis celui qui t'aime tant
Depuis longtemps
Ô si longtemps
S'il t'arrivait de m'oublier,
Tu sais que moi, je n'oublierai jamais...

Lorsque nos noms seront fanés
Sur les arbres malades de l'automne,
Les oiseaux pourront partir,
Nous pourrons en mourir.

J'étais celui que tu attends
J'étais celui qui t'aimait tant
Depuis longtemps
Ô si longtemps
S'il t'arriva de m'oublier,
Tu sais que moi je n'oublierai jamais...

Car notre amour est plus fort que l'amour.


Léo Ferré

La Chambre

No terraço (9)

No terraço (8)

No terraço (7)

28.3.06

Confidentielles. com # 30

Je fut amoureuse de ce jour qui s'est éveillé dans un linceul de brume et après s'est levé ravissant.

Símbolos


Paul Klee, The Golden Fish, (1925), óleo e água sobre papel, 47 x 68 cm,Kunsthalle, Hamburg.

De acordo com a iconologia budista o peixe dourado é um símbolo da felicidade e da libertação do medo.

Milagre dos Peixes

Já que estou numa de peixes, efeitos da inalação em excesso do perfume das glicínias:



Miraculoso desde 1974

Picasso à mesa


David Douglas Duncan, Picasso savors his fish down to the bone, 1957
Depois de comer o peixe Picasso usou a espinha para decorar um prato de cerâmica. Cravou-a no barro ainda mole, retirou-a, deixou secar pintando-o a seguir. Um verdaeiro milagre dos peixes.

27.3.06

"Take this Waltz" XXI - À table [Elle mange de la sole]

Il est devant Elle en regardant ses longues mains qu'Il aiment encore, les mouvements gracieux de ses doigts déliés qui incisent la sole dans sa longueur, le long de l’arête, et rabatent les filets sur le côté avec délicatesse.

26.3.06

Impressões de uma nihilista convicta

A rigor, a rigor a maior parte das tretas não me interessa mesmo nada, vou morrer amanhã e apenas quero matar o tempo até lá. Para dizer a verdade estou muito ocupada a estudar o paradigma holográfico.

25.3.06

Oníricas (....) O Testemunho de Sebastião da Gama

O Sonho

Pelo sonho é que vamos,
comovidos e mudos.
Chegamos? Não chegamos?
Haja ou não haja frutos,
pelo Sonho é que vamos.

Basta a fé no que temos.
Basta a esperança naquilo
que talvez não teremos.
Basta que a alma demos, com a mesma alegria,
ao que desconhecemos
e ao que é do dia-a-dia.

Chegamos? Não chegamos?

- Partimos. Vamos. Somos.


Sebastião da Gama, Pelo Sonho é que Vamos, (Lisboa, Ática, 1979), p.59.

No terraço (6)


espreitando a calçada

Música de Sábado

Frank Sinatra, Fly me to the moon

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24.3.06

23.3.06

"Take this waltz" XX - Y


Cádiz

Ira-Elle plonger dans la plus profonde depression ou ira-Elle voyager avec un étonnant brésilien au Sud d'Espagne?

Impressões

Chove. No céu predomina a paleta dos cinzentos, todavia já as glícinias perfumam os muros do jardim e as frésias cobrem de ouro os canteiros. Nos ramos finos das faias os rebentos de um verde delicado e as pequenas folhas recortam horizontes de estios felizes.

No terraço (4)


Inverno/Primavera

22.3.06

"Take this Waltz" XIX - La beauté de l'orage (esquisse)

Parlez-moi de la pluie et non pas du beau temps
Le beau temps me dégoute et m'fait grincer les dents
Le bel azur me met en rage
Car le plus grand amour qui m'fut donné sur terr'
Je l'dois au mauvais temps, je l'dois à Jupiter
Il me tomba d'un ciel d'orage


Georges Brassens, L'orage

Jours enivrants puisqu’ils ne parleront d’Elle et c’est Elle qui compte. Puis le travail est devenu plus important, envaihissant . Les soirées se révélaient plus que jamais intéressantes, tandis que leurs e-mails, leurs approches psychanalytiques, leur angoisse, lui semblait à chaque fois plus ennuiyants.


Venant du bar on entendait la voix du DJ romantique qui demandait en chantant une belle fille. Il contemplait le visage régulier, les yeux si bien placés, d’un noir brillant, le nez d’une proportion si juste, la bouche d’un dessin exacte, un sourire délicieux, les cheveux bruns coupés droit couvraient son front, l’ensemble offrait une simétrie parfaite et attirante.
Elle souriait. Ému, Il s’en disait que son sourire était la récompense de tant d’esprit.
D'une belle apparition à une présence chaque jour plus désirée, ayant des manières d'une distinction candide et sensuelle elle est devenue une obséssion, son rêve préféré.

La vie prenait décidément un tour extraordinaire. Brune a dissipé la passion d’Il pour Elle et a bouleversé l’existence du photographe.

Il est seul dans cette vieille pièce sombre, à l’écran un e-mail d’Elle :
« Je passerais à Vienne quelques jours. Il faut que je te vois. »
Une fausse honte l’empêche de le relire. Il va sans doute la revoir mais Il ne sait pas dire s’il est joyeux.

21.3.06

Confidentielles.com # 29

Tu sais bien que je t'aime beaucoup ... de temps en temps .

"Take this Waltz" XIX - Affiche

L'affaire Elle-Il ira souffrir un changement, un changement pas linéaire. [Notamment climatique]

Confidentielles.com # 28

L'été arriva et nous allions à la plage avec un group d’amis. Tandis qu’ils restaient tranquillement sur le sable, nous nos déshabillions avec précipitation, courrions et plongions tout de suite dans les vagues. On nageait pendant des heures on jouait au bord de la mer, on se promenait à pied, on inventait des prétextes pour se toucher. Après le dîner dans une des esplanades de la plage, sous le soleil couchant, on partait dans la voiture de nos amis, ma tête sur ton épaule, les mains dans les mains en se bidonnant comme deux fous heureux. Le soir tu m'enseignais à danser le cha-cha-cha. La première fois qu'on fait du sexe qu'elle misère, ton odeur m'a degoûté.

20.3.06

Confidentielles # 28

Sur le gris du ciel je dessine ton visage, sous la pluie je devine ton odeur, en suivant le vent j'écoute ta voix.

Oníricas (67) - Nous

[...]les cloches sonnent sans raison et nous aussi
les soucis que nous portons avec nous
qui son nos vêtements intérieurs
que nous mettons tous les matins
qui la nuit défait avec des mains de rêve
[...]

je pense à la chaleur qui tisse la parole
autour de son noyau le rêve qu'on appelle nous.


Tristan Tzara, "L'Homme Approximatif", Oeuvres Complètes (1925-1933), (Paris, Flammarion, 1977),Tome 2, pp.80-82

No terraço (3)


Acanthus spinosa e geranium robertianum L.

19.3.06

"Take this Waltz" XVIII - quelques notes sur les personages

Elle est une femme grande - bien au contaire de la narratrice* - élégante peut-être blonde, les yeux verts, un sourire énigmatique mais angoissé. Il a les yeux gris, un nez parfait à la mesure des plus exigeants padrons esthétiques. Doté d'un étonnant pouvoir d'enchantement, Il attire presque toutes les femmes qui lui font connaissance.


* on peut y observer un procès de sublimation ...
[Esquisse] à suivre ...

18.3.06

A ver ...



Ontem no Curvo Semedo: uma explosão, um hino dançado à alegria e ao bom humor:

Roberto Olivan: De Farra

"Take this Waltz" XVII - Grave/ Mélancolie

Danube bleu
Si, comme un dieu,
On t'a chanté,
Cœur exalté,
C'est que tes flots,
Rires ou sanglots,
Portent la vie et l'amour
Tout le long de ton parcours!
(…)


Le beau Danube Bleu

À la gare de Santa Apolónia Elle regard le train qui part, puis le mouvement des gens. Elle fait un effort pour éloigner la nostalgie. Elle s’assoit, le carnet noir aux feuilles rouges sur les genoux, Elle écrit :

Je ne veux pas être obsédée par toi, je ne veux pas regretter la tendresse éblouissante de tes caresses, je veux t’oublier ...
Non cela n’est pas vrais, je t’aime comme il y a longtemps je n’aimait pas personne, en tant que totalité de corps et d’esprit, et pas seulement quelques traits physiques et psychiques
je veux sentir ton odeur comme un fantôme chéri, pleurer follement ton absence, désirer ton corps dans mon lit … mais non … pas de masochisme, je me serais obligée de donner raison à Hélène Deutsch ...


Elle fini son écriture, mais ne se décide pas s’en aller. Elle attend quelque chose de miraculeux. Elle songe d'un voyage au Sud d'Espagne ou au Méxique.
Un passant lui demande si le prochain train pour Porto partira à dix heures.
-Oui … dit- Elle d’un air entêté.

Elle flâne dans le centre- ville, monte et descend les rues pour guetter le fleuve gris -vert qui cache encore le secret de leur regard. Le plus souvent le temps est gris. Le soleil est rare, il pleut. Une pluie intermittente. Subitement au fond d’une rue les rayons solaires rencontrent les gouttelettes d'eau dans le brouillard, un arc-en-ciel se produit cependant très pâle, car les minuscules gouttelettes d'eau du brouillard dispersent mal la lumière. Ce genre d’observations l’aide à écarter la mélancolie. Un pigeon s’envol tandis qu’ Elle écoute le beau Danube bleu dans son lecteur d’MP3
Elle a froid , se sent extenuée et cherche la chaleur d'un café avant de retourner au travail.

à suivre ...

Em dia de chuva (2)

Bob Marley, Turn Your Lights Down Low

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17.3.06

No terraço (2)


Cycas revoluta

Confidentielles.com # 27

Je fais un zoom sur ton nez - il me semble parfait.

Em dia de chuva ...



Gustave Caillebotte, Rue de Paris par temps de pluie, (1875),Art Institute of Chicago.

Le parapluie


Il pleuvait fort sur la grand-route
Ell' cheminait sans parapluie
J'en avais un, volé, sans doute
Le matin même à un ami
Courant alors à sa rescousse
Je lui propose un peu d'abri
En séchant l'eau de sa frimousse
D'un air très doux, ell' m'a dit " oui "

Un p'tit coin d'parapluie
Contre un coin d'paradis
Elle avait quelque chos' d'un ange
Un p'tit coin d'paradis
Contre un coin d'parapluie
Je n'perdais pas au chang', pardi

Chemin faisant, que ce fut tendre
D'ouïr à deux le chant joli
Que l'eau du ciel faisait entendre
Sur le toit de mon parapluie
J'aurais voulu, comme au déluge
Voir sans arrêt tomber la pluie
Pour la garder, sous mon refuge
Quarante jours, quarante nuits

Un p'tit coin d'parapluie
Contre un coin d'paradis
Elle avait quelque chos' d'un ange
Un p'tit coin d'paradis
Contre un coin d'parapluie
Je n'perdais pas au chang', pardi

Mais bêtement, même en orage
Les routes vont vers des pays
Bientôt le sien fit un barrage
A l'horizon de ma folie
Il a fallu qu'elle me quitte
Après m'avoir dit grand merci
Et je l'ai vue toute petite
Partir gaiement vers mon oubli

Un p'tit coin d'parapluie
Contre un coin d'paradis
Elle avait quelque chos' d'un ange
Un p'tit coin d'paradis
Contre un coin d'parapluie
Je n'perdais pas au chang', pardi
"

Georges Brassens

16.3.06

Lettres de ma Cuisine nº 17 - arnaki sto fourno me patates

Chère Maria,

Comme je vous ai promis voilà la recette orthodoxe ... peut-être monsieur l'ex-boulanger, connaisse une recette plus orthodoxe, russe par exemple ...

Gigot d'agneau aux pommes de terre et à l'ail

Ingrédients

• 1 gigot d'agneau de 2 kilos
• 3 gousses d'ail émincées et 1 ou 2 tête d'ail coupées en deux
• le jus de 2 citrons
• 1 cuillerée à café d'origan séché
• sel
• poivre noir fraîchement moulu
• 1 cuillerée à café de thym fraîche
• 1 citron

Préchauffez le four à 220º C. Lardez le gigot avec les morceaux d'ail. Mettez le gigot entouré des pommes de terre et des têtes d'ail coupés dans un grand plat à rôtir. Arrosez de jus de citron, d'huile d'olive et versez 25 cl d'eau. Parmesez de la moitié des herbes, salez et poivrez. Faites rôtir l'agneau 15 minutes, puis ramenez la température du four à 200ºC. Laissez rôtir pendant une heure. Retournez le gigot, ajoutez le reste des herbes et retournez les pommes de terre avec précaution. Salez et poivrez de nouveau, ajoutez 20 cl d'eau chaude. Faites cuire 25 à 30 minutes en arrosant de temps en temps avec le jus contenu dans le plat.

Couvrez le plat avec un torchon et laisser reposer 10 minutes avant de servir.
Faire cuire 2 heures en ajoutant de l'eau chaud si besoin est durant la cuisson.

Notes:
On peut ajouter menthe et romarin et faire une version avec la farce suivante:

Ingrédients

• 1 petit pain de mie
• 225 grammes de foie d'agneau coupé en dés
• 5 ciboules avec leurs pousses grossièrement hachées
• 3 cuillerées à soupe de persil plat finement hachées
• 3 cuillerées à soupe d'aneth finement haché
• 1 jus de citron
• 2 cuillerées à soupe de menthe fraîche ciselée
• sel
• poivre noir

Préparer la farce : écroûter le pain et le faire tremper dans un bol 10 minutes
Essorer
Verser tous les ingrédients dans un saladier et mélanger
Soit on farci le gigot désossé avec la farce, soit on la fait cuire à côté couvert d'une feuille d'aluminium

Un Prétendu Gourmand Cosmopolite

Confidentielles.com # 26

Cette aube pas de chouette, le vent prend sa place, bruit de pluie et la beauté de la brume.

15.3.06

Confidentielles # 25

Pour dire encore un mot sur la prétention d’enseigner comment doit être le monde, nous remarquons qu’en tout cas, la philosophie vient toujours trop tard. En tant que pensée du monde, elle apparaît seulement lorsque la réalité a accompli et terminé son processus de formation. Ce n’est qu’au début du crépuscule que la chouette de Minerve prend son envol.
Hegel, Principes de la philosophie du droit, "Préface", (Paris, Gallimard, 1963), p. 45.

Tous les matins je suis éveillée par les derniers ululements d'une chouette - rien de plus philosophique (?) - et le chant des moineaux sur la véranda de ma chambre.

"Ma Mémoire est un film en couleur[...]" Marcel Broodthaers (1924-1976 )Ciném

As estratégias, a linguagem, as inovações, a ironia e a teoria de Broodthaers tiveram e continuam tendo uma forte influência na arte conceptual.

Marcel Broodthaers, La Salle blanche, 1975

Broodthaers presentó en 1975 la exposición L’Angelus de Daumier en el Centre National d’Art Contemporain de París, cada una de cuyas salas tenía el nombre de un color. La Salle blanche era una reconstrucción, con la máxima fidelidad posible (?) [el signo de interrogación lo pone el propio Broodthaers], de un conjunto realizado en 1968 en Bruselas, resultado de una acción de protesta que marcaba el mundo artístico belga del momento y que culminó con la ocupación del Palais des Beaux Arts. En la primera versión instaló en su taller una especie de museo abierto al público, de manera que por una parte subvertía la noción de la institución oficial, y por otra cuestionaba la relación entre el museo y la obra, ya que las obras quedaban reducidas a meras reproducciones y a la condición de mercancía. En la segunda versión de La Salle blanche, que presentamos en el MACBA, un espacio reconstruye un lugar preexistente. En este caso, arte y lenguaje se unen literalmente y el discurso del artista se traslada a los muros del habitáculo reconstruido a escala real, recubiertos de palabras que hacen referencia al mundo del arte.

Lettres de ma Cuisinne nº 17

Ma Chère Maria,

Mon coeur fut écrasé par votre lettre impitoyable. Savarin vous a abandonné, moi j'ai corru pour vous donner toutes les recettes du monde, gracieusement, et vous m'écrivez des paroles cruelles en révélant la plus glaciale des ingratitudes.
Demain, je vous envoyrez une recette grecque d'agneau, plus orthodoxe vous ne trouviez pas ...

Un Prétendu Gourmand Cosmopolite

"Take this Waltz" XVII - Partir


Gare de Santa Apolónia

à suivre ...

14.3.06

Orfeu e Eurídice

Arco-íris "a ponte flutuante do céu"


J. M. W. Turner, Landscape with Rainbow, óleo sobre tela.

L'arc-en-ciel est chemin et médiation entre l'ici-bas et l'au-dessus. Il est le pont qu'emprutent dieux et héros entre l'autre monde et le nôtre. Cette function quasi universelle est attestée aussi bien chez les Pygmées qu'Polynésie, en Indonésie, en Mélanésie, au Japon (...) le pont flottant du Ciel
En Chine, l'union des cinq couleurs prêtées à l'arc-en-ciel est celle du yin et du yang, le signe de l'harmonie de l'univers [...]


Jean Chevalier, Alain Gheerbrant, Dictionnaire des Symboles, (Paris, Robert Laffont,1982), pp.70-71.

**********************************************


That redness, together with the other colors [of the rainbow],
is of much greater intensity, the more the rain is composed of large drops,
and the more minute the drops, the paler are the colors.
If the rain is of the nature of mist, then the rainbow will be white
and so completely without hue. Leonardo da Vinci

13.3.06

Confidentielles.com # 24

Ce beau matin je me sentais légère comme si les oiseaux chantassent pour moi.

12.3.06

Lettre à Un Prétendu Gourmand Cosmopolite

Cher Prétendu,

Comme je regrette l'absence de Savarin à Maldives ... si vous ne m'envoyez pas une recette orthodoxe d'agneau je serais obligée de dispenser vos services.

Maria

No terraço


Cyperus papyrus

Domingo de claro esplendor

Primavera

Sabermos também que é Pimavera
não é tanto da luz nova
como do jogo de suves silhuetas
no claro duma vereda de jardim.

Sombra faz o jardim nosso.
Sombra de folhas mitiga o nosso susto
quando, na transformação começada,
pré-transformadosjá nos descobrimos.


Rilke, Poemas, As Elegias de Duíno, Sonetos a Orfeu, (Porto, O Oiro do Dia, 1983),p.411

[Muzot, 2 de Maio de 1924.]

11.3.06

Ardem Rosas no Crepúsculo

Lettres de ma Cuisine nº 16

Ma Chère Maria,

On s'approche de Pâques. L'agneau est un symbole de cette fête. Pour mantenir la tradition en introduisant une notte d'innovation je vous propose une recette chinoise ;)

Agneau à l'étuvée en sauce brune

Ingrédients:

750 g d'agneau
1 échalote
2 tranches de gingembre

Préparation a):

4 cuillèrees à soupe de sauce de soja
2 cuillèrees à soupe de sucre
cuillèrees à soupe de vin de riz
1 cuillrée de fécule
3 cuillèrees à soupe d'huile

1. Coupez la viande en tranches de 1 cm d'épaisseur. Mettez-les sur une plaque à découper et frappez-les doucement. Coupez le gimgembre et l'échalote en petites morceaux. Mélangez les avec la préparation a) dans un grand bol. Laissez la viande marineée 30 minutes.
2. Faites chauffer 3 cuièrées à soupe d'huiledans une poêle. Passez la viande marinée dans la fécule. Faites la frire à feu vif. Quand elle est dorée, continuez la cuisson à feu moyen jusqu'à ce qu'ele soit bien cuite.

Un Prétendu Gourmand Cosmopolite.

Orfeu e Eurídice



Sugestão de CSA
orfeu e euridicecaixinha de música

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Barcarola


10.3.06

Amusement de pieds

Confidentielles # 23

Dès que j'ai vu ses oeuvres je suis tombée amoureuse de Léon Spilliaert.

Sur le Chemin de la Mort


Após a morte de minha mãe uma apatia sem nome tomou conta de mim durante anos. Este poema de Henri Michaux atenua, não sei explicar porquê, o sentimento de tristeza.

Sur le chemin de la Mort,
Ma mère rencontra une grande banquise;
Elle voulut parler,
Il était déjà tard;
Une grande banquise d'ouate.


Elle nous regarda mon frère et moi,
Et puis elle pleura.

Nous lui dîmes - mensonge vraiment absurde
- que nous comprenions bien.
Elle eut alors ce si gracieux sourire de toute
jeune,
Qui était vraiment elle,
Un si joli sourire presque espiègle;
Ensuite elle fut prise dans l'Opaque.


Henri Michaux, "Poèmes", in Plume/Lointain Intérieur, (Paris, Gallimard, 1963), 86.

8.3.06

Oníricas (....) Escadas


Léon Spilliaert, Vertigem,Escada Mágica, (1908), Aguada de tinta-da-China, aguarela e crayon, 64x48 cm, Musée des Beaux-Arts, Ostende.

Confidentielles # 22



J'ai une petite obsession: les escaliers.

Sonho de Verão (2)




No terraço - quase Primavera

Felicitações


Paul Klee, Super Chess (1937), óleo sobre tela.

Uma semana depois do terceiro aniversário de 1bsk, felicito o Escriba - que há três anos atrás, "era jovem e inconsciente", cujos "cabelos ondulavam ao vento", e cujos ouvidos escutavam "Jethro Tull pela noite dentro". O atraso foi intencional, pois fizera uma ligação para o 1bsk na véspera. Não agiria de acordo com os meus esteriótipos e preconceitos mais caros, se o tivesse referido antes.

Umberto Boccioni - (1882-1916 )


States of Mind I: Those Who Leave, (1911), óleo sobre tela, 71 x 96 cm, Civico Museo d'Arte Contemporaneo, Palazzo Reale, Milan


States of Mind II : Those Who Stay (1911), óleo sobre tela, 70 x 95,5 Civico Museo d'Arte Contemporaneo, Palazzo Reale, Milan

7.3.06

"Take this Waltz" XVI - Sfumato

Le lendemain Elle sort avant lui. Il dort encore. Bruit de pluie et de vent agite les branches des arbres du jardin.

Il se réveille et procède aux rites matinaux. En retard pour une réunion d'affaires Il prend un taxi. Pendant l'itinéraire Il aperçoit l'effect de la pluie fustigué par le vent sur la fenêtre de la voiture qui semble parfois des torrents d'une riviére, parfois le mouvement et les padrons des marées au bord de la plage. Puis un jet d'eau sale et tout s'évanouit. Le motoriste s'indigne en criant - "Merde".

Il se dirige au CCB à cause de son travail à l'image et à la scénographie d'un congrès sur Mozart.
Dans la rue le froid lui charme, Il décide de faire le parcour entre Belém et Estrela à pied. Il pleut encore et le vent est très fort, mais les métamorphoses de la lumière l'enchante. Peu a peu les édifices industrielles de l'autre rivage du Tejo et demi pont disparaîent sous le brouillard, les objets sont comme derriére un voile dissolvant les contours au profit de transitions chromatiques des gris, des violets, bleus, jaunes et des verts. Un éclat subite et toutes les choses se désvoilent.

Sa promenade lui méne au musée de l'electricité. Il le visite car s'intéresse au phénomène de l'industrialisation, par ses conséquences sociales et enviromentales. Il aime l'archéologie industrielle et photographer ce type de patrimonie. Il se souvien de l'usine de filage de son bisaeuïl qui a falli aux années 20 du XXème siècle.
Il arrive à Estrela à l'heure du couchant, la douceur de l'atmosphere, ce blanc feerique de la basilique qui capte et réfléchit les fluxs lumineux, évoquent en lui les déscritions du crépuscule de Le Clézio.

Quand Elle retourne chez-soi, au-dessous la lumière ambrée dans son appartement l'apelle. Une silhouette passe à l'écart de la fenêtre ... Pressée Elle monte l'escalier.

Espelho sujo

Famille talentueuse

Le père écrit, la mère photographe, le fils chante ...
Philippe Delerm à Giverny

6.3.06

Da Luz VI - La douce lueur du crépuscule

"La dernière lumière du soleil, avant de disparaître, avait fasciné le monde, le tenait en suspens, pour quelques minutes encore."

"Le soir est tombé petit à petit, sans ombre, en éteignant seulement les couleurs, les unes après les autres. C'était comme de la cendre. C'était très doux, avec des fummées qui montaient par endroits, et les nuages qui traînaient jusqu'à l'horizon, couleur d'or et de feu. Puis, quand la nuit s'est installée, les lumières ont commencé á briller un peu partout, sur le toit des maisons [...]"
J.M.G. Le Clézio, "Villa Aurore", "La Grand Vie", in La Ronde et Autres Faits Divers, (Paris, Gallimard,1982), pp.122 e 172

5.3.06

"Take this Waltz" XV - Lisboa (2)

Basílica da Estrela


À suivre ...

Oníricas (66) - Sonho sob chuva


Raoul Dufy, tapisserie

Rêvé pour l'hiver


L'hiver, nous irons dans un petit wagon rose
Avec des coussins bleus.
Nous serons bien. Un nid de baisers fous repose
Dans chaque coin moelleux.

Tu fermeras l'oeil, pour ne point voir, par la glace,
Grimacer les ombres des soirs,
Ces monstruosités hargneuses, populace
De démons noirs et de loups noirs.

Puis tu te sentiras la joue égratignée...
Un petit baiser, comme une folle araignée,
Te courra par le cou...

Et tu me diras: "Cherche!" en inclinant la tête,
Et nous prendrons du temps à trouver cette bête
Qui voyage beaucoup...


En wagon, le 7 octobre 1870.

Rimbaud

3.3.06

Olhar/Ver - Le regard

Si l'on interroge l'étymologie, l'on s'aperçoit que pour désigner la vision orientée, la langue française recourt au mot regard, dont la racine ne désigne pas primitivement l'acte de voir, mais plutôt l'attente, le souci, la garde, l'égard, la sauvegarde, affectés de cette insistence qu'exprime le préfixe de redoublement ou de retournement. Regarder est un mouvement qui vise reprendre sous garde... L'acte du regard ne s'épuise pas sur place: il comporte un élan persévérent, une reprise obstinée, comme s'il était animé par l'espoir d'accroître sa découverte ou de reconquérir ce qui est en train de lui échapper.

Jean Starobinski, L'Oeil Vivant, "Le Voile de Poppée", (Paris, Gallimard, 1961), p.11

1.3.06

Oníricas (65) - O universo de Rédon


Odilon Rédon, O carro de Apolo, óleo e pastel sobre tela, 91,5 x77 cm,(1905-1914), Musée d'Orsay.
Odilon Rédon criou um universo fantástico representando os fantasmas da sua imaginação com o mesmo rigor com que retrataria fenómenos reais. O pintor afirmou, neste sentido, que não lhe podiam tirar o mérito de dar a ilusão de vida às suas criações mais irreais. O seu universo povoado por uma flora e fauna maravilhosas,oscila entre a luz e as trevas, a angústia e o êxtase, os seres etéreos e os monstruosos, aliando o familiar e o insólito. É um mundo fortuito do sonho e da divagação, que Rédon expressou e materializou em gestos poéticos.

Lettres de ma Cuisine (15) - Menu "Renversé"

Ma Chère Maria,

Quand mon ami Miguel et moi vivions à Évora on donnait des fêtes exquises - parfois chez-moi, parfois chez-lui, pendant les vacances à Ericeira - qui se prolongeaient du soir au matin. Le jour de son 34 ème anniversaire on a invité beaucoup d’amis pour dîner. Nous avons commencé par servir du café et des petits fours en disant que cela constituait le menu pour toute la soirée. Quelques minutes après on a apporté le gâteau, un chapeau blanc décoré avec des roses bleu de pâte d’amande, puis des mets exotiques et on a terminé le repas en servant les hors d’œuvres... Cette fête est devenu célèbre.

Je vous enverrez les recettes

Un Prétendu Gourmand Cosmopolite

Do Tempo

This is the first thing

This is the first thing
I have understood:
Time is the echo of an axe
Within a wood.


Philip Larkin

Oníricas (64) - Goya


Goya, Los Capricios, "El Sueño de la Rázon produce mónstruos", (179-98),21.6x15,2 cm.

Impressões

% As minhas escadas tornaram-se ondas ou talvez rochedos recém-pintadas de azul/verde mar.

% Nos últimos dias, queria estar, simultaneamente, em casa a escrever/ler/musicar espiando o céu pela varanda; fora de casa a passear a pé à beira-mar sob uma luz esplêndida. Mas, também gostaria de ir ao cinema enquanto via as exposições do CCB, e pasmai também adoraria pastar, e mais não digo &

Da Luz V - Monet: O "Caçador" de Luz

Na verdade, já não era um pintor mas um caçador. Andava seguido por crianças que lhe transportavam as telas. Cinco ou seis telas representando o mesmo assunto em diversas horas e com efeitos diferentes. Retomava-as e abandonava-as sucessivamente, de acordo com as alterações do céu (...) espiava o sol e as sombras, apanhava com algumas pinceladas o raio que brilha ou a nuvem que passa e, desdenhoso do falso e do convencional, pousava-o na tela com rapidez. (...)Vi-o captar assim uma queda brilhante de luz sobre a falésia branca e fixá-la num movimento cursivo de tons amarelos que reproduziam estranhamente o surpreendente e fugidio efeito desse incaptável e ofuscante deslumbramento.
Guy de Maupassant, in Jean-Dominique Rey, O Impressionismo, (Lisboa, Livros do Brasil, s/d), pp.65-66

Para Dominique : )


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