28.2.06

Promessas (2)

Caríssimo Escriba,

Esta estimada leitora - mui embora fazendo-se passar por distraída - gostou muito de ler sobre Ponge, de saber novas dos gatos trânsfugas enquanto admirava uma expressão sublime do génio de Monet... Contudo, aguarda vigilante uma certa remota ementa...

"Take this Waltz" XIV - Saules

Saules

La tête penchée
Le vent peigne leurs chevelures longues
Les saules au bord de l'onde
Les agite au-dessus de l'eau
Pendant qu'ils songent
Et se plaisent indéfiniment
Aux jeux du soleil dans leur feuillage froid
Ou quand la nuit emmêle ses ruissellements




Les Grands Saules

Les grands saules chantent
Mêlés au ciel
Et leurs feuillages sont des eaux vives
Dans le ciel
Le vent
Tourne leurs feuilles
D'argent
Dans la lumière
Et c'est rutilant
Et mobile
Et cela flue
Comme des ondes.
On dirait que les saules coulent
Dans le vent
Et c'est le vent
Qui coule en eux.
C'est des remous dans le ciel bleu
Autour des branches et des troncs
La brise chavire les feuilles
Et la lumière saute autour
Une féerie
Avec mille reflets
Comme des trilles d'oiseaux-mouches
Comme elle danse sur les ruisseaux
Mobile
Avec tous ses diamants et tous ses sourires.


Saint-Denys Garneau , Regards et Jeux dans l'Espace, (1937).


Wien

Il se sent confronté à une première déception causée par Elle, par son commentaire, par cette question précise. Il déteste les questions indiscrètes. Mais, Il n’a rien dit. Le bus est arrivé.

Une semaine après, Il est seule au café Diglas. Il lui écrit une lettre en disant qu’au moi d’avril Il ira à Lisbonne, peut-être Elle voudra le recevoir chez-soi.

Lisbonne

Ils se rencontrent devant le portaille principal de l’hôpital Júlio de Matos. Comme d'habitude Elle recherchait quelque chose dans la Bibliothèque. Il ne parle presque pas. Elle lui trouve les traits tirés et une certaine nervosité dans les gestes.

-Qu’est-ce qui se passe avec toi? Tu sembles désormais si loin de moi Je ne te reconnais plus.
- Tu n’as pas à te préocuper de ma vie intérieur, je n’aime pas ce genre de commentaires, de questions, type "tes fétiches" ... "as-tu un nouveau amour?" ...
- Cela me viens sans doute d’un mauvais contact générale avec cette électricité particulière aux hommes ...
-Quoi ? !!! Pas de tranquillité avec toi ... Tu n’as pas le droit, toi qui n’as pas voulu retourner avec moi à Wien.

Elle sent un étrange vertige. Cela creuse un trou douloureux au fond d'Elle-même. Devant eux la grande avenue, il y avait beaucoup de circulation, comme toujours. La brume couvre leurs sourires.

En descendant l’escalier du métro de la gare d’Alvalade Il s’est retourné vers le passage souterrain a observer les graffiti.
Le silence s’installa pendant tout le parcours. Ils sortent à Cais do Sodré en se promenant à pied au bord du Tejo jusque au musée Nacional de Arte Antiga, pour y voir "Les tentations de saint Antoine" de Bosch. Ils déjeunent dans l’esplanade du restaurant du musée situé dans un splendide jardin sur le Tejo.
Ensuite ils se dirigent vers Calçada da Ajuda. Il veut photographer le plus ancien jardin botanique du Portugal. Tandis qu’ils montent vers le haut, ils contemplent le paysage, en regardant émus le fleuve étincellent, quelques voiles blanches, les vieux toits.
Leurs pas sont lents. Ils ne sont pas pressés. Pourquoi le seraient-ils ? Leurs heures ne sont pas comptées.
Le Jardin Botanique d’Ajuda se révèle fabuleux, la vue sur le Tejo d’une beauté surprenante, éblouissante. Un vent tiède agite les fines branches des beaux saules.
Mais la section appelée jardin des arômes les décevoit beaucoup, parce qu’elle semble décadente et abandonnée.
Le jour s’écoule vite. On dirait qu'il glisse. La lumière devient de plus en plus faible, vacille au haut de la colline. Ils ferment les yeux à demi contre la réverbération du crépuscule sur le fleuve qui les fascine et les tient suspens, leurs visages brûlant, leurs corps frémissant. Il touche distraitement ses cheveux. Elle renverse la tête en arrière, son odeur et ses doigts la frôlent lorsqu’il dépose un baiser tout léger au creux de sa nuque.

D'une petite fenêtre, une rose guette derrière le rideau blanc, ils sont chez-Elle au Princípe Real.

[Esquisse] à suivre ...

Confidentielles.com # 21

Dans ce beau café plein de gens, tu es devant moi, on parle comme des vieux amis. Rien de plus. Je t’observe d’une perspective nouvelle. Il n’ y a pas deux ans tu m’inspirais une sensation de brûlure délicieuse, ton odeur me troublait. Maintenant je te regard étrangère, ton parfum s’est envolé, je doute même de mon ancien désir. En ce moment tu dis : je sais ce que tu penses…
Mais il reste quatre choses que j’aimerais toujours : tu acceptes tellement bien mes blagues, tu es très lucide en ce qui concerne tes défauts, on n’a eu jamais des querelles stupides, et tu dis souvent que mes mains te plaisent.


******


Mon ex-mari et moi nous défendions des valeurs antagoniques: il était monarchique, moi anarchiste, il voudrait avoir dix enfants, moi aucun, la jalousie l’ aveuglait, moi je détestais ce sentiment … Pendant le mariage jamais de tranquillité entre nous, toujours des discutions, rien en commun, sauf le sexe, étrangement étonnant. Il était « lingerie-addict ». Il avait l’habitude de m’offrir une pièce de lingerie toujours que nous visitions une ville ensembles pour la première fois. Je me souviens d’un jour grisaille de brume, vent et de pluie à Guarda. Il a attendu l’ouverture d’une boutique pour m’acheter un string blanc en dentelle qu’il avait vu dans la vitrine avant le déjeuner.
Je ne sais pas pourquoi je me suis subitement souvenu de cela ... et pourquoi j'ai l’impression que cette femme n’était pas moi.

26.2.06

Confidentielles.com # 20

Gares, bus stations, ports, airports ... j'aime tous les lieux de déplacement, d'arrivée et de départ. C'est comme un jeu, observer le mouvement des gens, leurs attitudes, leur façon de s'habiller. Rien qu’en les regardant,avec discrétion, j’imagine leurs destins, leurs histoires.

"Take this Waltz" XIII - Lisboa


Pedro Figueiredo, IMG_6579, 5 (de 5), Jardim Botânico da Ajuda.

À suivre...

25.2.06

Oníricas (63) - "Le monde de mes rêves" Michel Leiris



Samedi 24 janvier 1925

Le monde de mes rêves est un monde minéral, dallé de pierres et bordé d'édifices sur le fronton desquels je lis parfois des sentences mystérieuses. C'est une longue suite d'esplanades, de galeries et de perspectives à travers lesquelles je me promène, comme dans un espace entièrement abstrait, dépouillé de toute réalité terrestre. Le fil à plomb, le compas, la balance y sont maîtres, car ce monde nocturne est pour moi beaucoup mieux organisé que celui de mes veilles. La poursuite d'une pensée, son élucidation par la dissection minutieuse des mots qui la formulent, la recherche des axes de l'esprit, toute tentative de défi au vertige, cela je ne puis guère l'effectuer que dans mes rêves, quand je ne suis plus qu'un point mathématique se déplaçant le long d'une ligne, dans le désert de la cité pavée de mots. Les syllabes, les lettres, sitôt le jour tombé et les yeux clos, s'enrichissent de significations nouvelles. La forme d'une lettre, le son d'une syllabe lancent l'esprit sur une piste insoupçonnée et lui révèlent des rapports ignorés entre les divers éléments du langage. Combien de mots, dont le sens intime ne m'était jamais clairement apparu, me furent ainsi traduits en rêve...

Je ne m'intéresse pas plus aux événements qui se produisent d'ordinaire dans le rêve qu'à ceux de la vie réelle. Seule me semble importante cette merveilleuse libération de l'esprit, qui permet d'aborder les spéculations les plus graves au moyen de l'analyse des mots, cette logique spéciale moins rigoureuse sans doute que la logique habituelle, mais combien plus suggestive dans ses révélations d'oracle...

C'est ce monde particulier de pensée qui toujours constitue la trame secrète de mes rêves, le signe permanent que je retrouve dans toutes les aventures de mon sommeil, qu'il s'agisse de voyages à travers des dédales souterrains, ou de courses suivant les sinuosités d'une rivière fangeuse qui me conduit au pôle, au sexe d'une femme ou à la vérité.


Michel Leiris, Journal 1922-1989, (Paris, Gallimard, 1992), pp. 94-95.

24.2.06

Sonho de Verão (1)

Lettres de ma Cuisine (14) - L’Aceto Balsamico di Modena

Ma Chère Maria,

A propos de Confidentielles.com #19 je vous apporte - pas des bombons - mais quelques informations sur le vinaigre balsamique et deux recettes pour le prochain été.

Le vinaigre balsamique est fabriqué à partir de moût de raisins sucrés du cépage Ugni blanc Trebbiano et Lambrusco cultivés et vendangés tardivement dans la région de Modène. Ce moût est cuit et concentré puis placé en barils de bois précieux avant de se transformer en alcool. Le vinaigre balsamique est mis en bouteille après avoir vieilli. Le vinaigre balsamique vieillit 4 ou 5 ans dans des fûts de bois (Chêne); le vinaigre de 10 à 40 ans d'âge est d'une saveur indescriptible. Il est de couleur brun foncé, fluide, sirupeux. Condiment très aromatique, sa saveur est douce et aigre à la fois.
On l'utilize pour assaisonner les salades d'été (par exemple: roquette+feuilles fraîches de coriandre+ huile d'olive+sel+poivre+vinaigre balsamique), le magret de canard, foie gras poêlé, sur les légumes frais et bouillis, sur les viandes, pour réaliser des sauces. Verser le vinaigre à la dernière minute pour éviter l'évaporation des arômes.
Un filet de vinaigre balsamique sur des fraises produit un résultat étonnant.

Les recettes:

Fraises au vinaigre balsamique

Versez 5 cl de vinaigre balsamique, 1 cuillère à café de jus de citron, 2 cuillères à soupe de sucre semoule, et 2 cuillères à soupe d'eau dans un poêlon. Faites chauffer doucement,jusqu'a ce que le sucre soit bien fondu. Couvrez et laissez refroidir complètement
Lavez et équeutez 500gr de fraises,les coupez en petits morceaux et les arrosez avec le vinaigre. Ajoutez 2 cuillères à soupe de feuilles de menthe fraîche hachée,mélangez doucement,couvrez et laissez reposez au frigo.
servez dans des coupelles,avec une boule de glace vanille.

Une recette de figues car je les aime bien.

Figues Rôties au Balsamique


Fendre les figues- lavées et essuyées - en 4, faire fondre un peu de beurre dans une poêle, les poser côté dos et laisser saisir 5 min. Saupoudrer de sucre de canne, sel et poivre. A terme déglacer au vinaigre balsamique. Servir dans une assiette creuse et poser dessus 2 ou 3 tranches de jambon. Servir aussitôt.

Un Prétendu Gourmand Cosmopolite.

23.2.06

Confidentielles.com # 19 Moment narcissique

Mon Profésseur de Philosophie Politique me disait: " Vous avez un humour très corrosif." Le Prof. d'Histoire de la Philosophie Moderne, les yeux bien ouverts, exclamait: "Vous êtes térrible ..." Mon cher copain António m'appelait "le petit diable jaune." Quand j'ai commencé à travailler mes collègues commentaient: "Tu es trop corrosif". Cela n'est pas vrais, je suis un peu vinaigrette, mais balsamique.

Aujourd'hui ---

heureuse de courrir sous la douce lueur du crépuscule.

22.2.06

Dizia Nietzsche

algures: "Toda a experiência nova nasce apesar da evidência."

"Take this Waltz" XII - Houte Si Plou

Zürich

Tout à coup Elle sent la mélancolie. Elle se demande le pourquoi de cette pulsion narcissique vers la solitude, mais après le désir, le sentiment de désespoir. Elle prétend ignorer les raisons de sa nostalgie. Nonobstant c’est là en elle comme un frisson et aussi autour d’elle dans le silence de la bibliothèque, dans la lumière orangé rayonnant les fenêtres.
Le travaille est fini, demain Elle partira vers Luzern. Elle ne peut pas dire qu’elle se sent allégé ni contente, sont but est atteint, et puis après…
Elle marche vite en essayant de ne penser à rien. Cependant pour la deuxième fois ressent ce grand vide, une angoisse profonde que la déchire. Elle s’arrête en regardant le ciel et le lac, comme s'Elle ne les avait jamais vu, l’horizon gris, les petites vagues orlées d’un trait d’écume jaune.
Dans la nuit Elle se réveille, Elle avait du froid et n’avait plus de sommeil. Elle décide de partir immédiatament.
Au bout du tunnel la lumière du lever du soleil éclaire les paysages nocturnes.
Elle observe, au dehors une arbre qui se détache isolée sous la brume ; dans le train un homme qui enlève ses lunettes pour mieux laisser voir ses beaux yeux noirs, un belge qui mange des frites … et puis Elle pose sa tête contre la fenêtre, fatigué ferme les yeux et s'endorme jusqu’à la fin du voyage.

Luzern

Elle visite Sammlung Rosengart avec une amie. Là il y a plein d’œuvres de Klee, dont Elle vénère la peinture et les livres. Toutefois c’est devant Chagall que son cœur se met à battre plus vite. Elle se souviens de lui à Fraumünster, Elle sent encore son odeur.

Wien

Il n’a rattrapé le bus. À l’abribus Il tremble de froid, pour se distraire observe les affiches et lui envoi une SMS :
« veux tu écrire la pièce : à la rattrape du bus perdu ? »
Elle répond : « je preferirais à la rattrape de l’amour perdu… »
Lui : « !!! tu as fini tes recherches ... ?
Elle : « oui. j’ai vu tes photos, tes fétiches … as-tu un nouveau amour ? »
Lui : « Houte Si Plou … terrible dannaide, Elle m’abandonne … cependant essai de me contrôler ...

21.2.06

Confidentielles.com # 18

La mémoire de ce printemps-là commence a se dissoudre dans la douceur du présent. Je me souviens encore que tu étais seul, triste et sans argent. Moi étourdis par l’ivresse d’une perte inattendue. Tu n’étais pas beau, moi trop mince, mais nos corps jouissaient bien ensembles. Nous étions complètement libres, ni l’amour nous apprivoisait. Nous nous sommes rencontrés le printemps suivant ... jamais la même joie tendre. Il y a des rapports qui demeurent juste le temps d’une saison, on ne peut pas les prolonger.

Confidentielles.com # 17

J'aime les cimitières norvégiens.

"Take this Waltz" XII - Sammlung Rosengart Luzern


Marc Chagall: Evening at the window (1950) - Sammlung Rosengart, Luzern

À suivre ...

20.2.06

Jour de pluie

« Mes yeux vers l'Est cherchent mon vieux jardin : longue, longue est la route…
Mes manches sont trempées de larmes que je n'essuie plus » Ts'en Chen

« De naviguer dans les eaux
Dans la plus belle de toutes les paix
De gravir la montagne
Du champ de repos »

Chant funèbre de l'Ancien Empire (Egipte)

Lagoa ultra-romântica


© Howard Grubb, 2004, árvores na lagoa do Canário.
É uma das lagoas menos turísticas, mas que me parece muito enigmática e despertou, desde cedo, um grande fascínio. Talvez, devido ao facto de estar oculta sob um denso arvoredo, uma mata de criptomérias, e por ser muito escura. É raro encontrar fotografias deste local, e esta é arrebatadora.

Oníricas (62) - Saudades de S.Miguel


© Howard Grubb, 2004
árvore da borracha no jardim José do Canto, Ponta Delgada, S.Miguel, Açores. Jardim onde brinquei e sonhei.

19.2.06

Confidentielles.com # 16

Lisbonne, le 13 de juin, 43º

La veille de S. Antoine LD m’a invité pour profiter ensemble une soirée amusante. Cette nuit fut notre vernissage au lit, dans son appartement. Le matin j’ai voulu flâner toute seule. Dans le train la chaleur m’étouffait, dans la rue le soleil brûlait l'asphalte. Je suis rentré dans la première boutique au fil de ma promenade pour acheter une robe diaphane de soie blanche que j’ai habillé tout de suite dans la salle de bain de la gare. Je me suis dirigé au cinéma, y était plus fraîche. Dans l’affiche: Taxi Driver.
Le désir m’a conduit vers le bar de l’association culturelle ou LD travaillait quelques heures par semaine. Ce soir le bar était fermé au public mais il m’attendais. J’ai descendu l’escalier en écoutant, déjà, le jazz. Il me demande un commentaire sur Jodie Foster, je l'offre douze anthurium rouges.

Síndrome vencida

Afinal, parece que o soro da invisibilidade derramado sobre o Digitalis durante o fim de semana - fenómeno a que fiz alusão no post anterior à reedição dos 2 posts fantasmagóricos - se evaporou, pois as últimas edições não se desvanecem de súbito.

E o Domingo pardacento se fez Verão

foi o que senti agora mesmo ao abrir o Azul Cobalto. Em êxtase e sem palavras para agradecer tão simbólico e belo presente.

Reedições

Sábado, 18 de Fevereiro

Oníricas (61) - Dreaming

Last night I dreamed about my father. I haven't seen my father since I was 23 years old. I even haven't had any type of relationship with him after that.
In the dream he was at an old Hunt house, wearing feminine shoes, he was very kind to me and to my youngest daughter. While we were talking I noticed that his hair was covered by algae.

# afixado por maria helena : 12:12
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Sexta-feira, Fevereiro 17, 2006

Lettres de ma Cuisine (13) - Dalí, "Les Dîners de Gala"


Salvador Dalí, "Les Je mange Gala", Litographie, (1971).
Les Dîners de Gala.

Ma Chère Marie,

Revenu de mon séjour en Catalunya, aujourd'hui je vous parlerais du coup de foudre Gala/Dalí et de leur gastronomie exquise.

Dalí a connu Gala à Cadaqués. Elle était mariée avec Paul Éluard et plus agée que lui de dix ans, mais est devenu sa muse inspiratrice et sa femme par toujours. Ensembles ils ont creé des recettes inusitées qui ont été publié dans un livre de cuisine Les Dîners de Gala - imprimé en France dont le lancement fut aux États-Unis en 1973, une luxueuse édition de 100 exemplaires. Il y a une version portugaise, plus modeste : Receitas de Gala, (Lisboa, Vega, 1977). Conçu par Dalí comme hommage à sa femme assemble des recettes qui réflectent le sens esthétique de l’artiste.
La première caractéristique de la cuisine de Dalí c’est le goût pour tout mélanger : langoustes et truites, anguilles et anchois, du thon, dans le même met. L’ œuvre contiens 11 chapitres. Dans les introductions à chaque chapitre, il y a des textes qui parlent de plaisirs sadomasochists, d’oies déplumées et de sirènes. Les titres sont très curieux . Par exemple : « Les Caprices pincès princiers » , « Les Je mange Gala', "L’atavisme désoxyribonucléique », « Les pios nonoches », « Les délices petits martyrs ». L’expérience sensorielle de Dalí est accompagné de commentaires de nature sexuelle et eschatologique. Influencé par Freud, comme tous les surréalistes, il voulait libérer les pulsions de l’inconscient.
Chaque ingrédient évocait en sa mémoire des moments et des sensations gustatives: "J’aime croquer les des petits oiseaux parce que toute la structure firme me laisse émerveillé."
Une des recettes d’œufs plus célèbre c’est œufs étoilés sans assiette. Parmi ses délires pictural-gastronomiques figurent le « Portrait de Gala avec deux côtelettes d’agneau », « Le téléphone de langouste , « Le téléphone dans l’assiette avec trois sardines grillées ». Le pain, les œufs et les fruits de mer constituaient les ingrédients fondamentales de sa gastronomie et une déclaration d’amour à la cuisine de Cadaqués.

Un Prétendu Gourmand Cosmopolite


# afixado por maria helena : 20:08
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Domingo de chuva e vento



as vidraças de tão molhadas
relampejam

Síndrome do post invisível

Este blogue foi atacado pela síndrome da invisibilidade. Os posts editados de fresco desvanecem-se no universo virtual para não mais serem vistos. Certamente, este post terá o mesmo destino :).
Entretanto, já criei um outro blogue para o caso deste se recusar a manter-se em funcionamento.

17.2.06

Orange Blossom



Giovanna Garzoni (1600-1670), Rosa com flor de laranjeira, Guache sobre pergaminho,
20.2 X 20.6 cm, Academia de S.Lucas, Roma.

Perto de casa há um jardim circunscrito por laranjeiras. Mas, uma experiência inefável foi ter vivido algum tempo numa quinta onde podia passear logo pela manhã num pomar de laranjeiras, pois é das árvores que mais aprecio. Gosto muito, muito de laranjeiras: dos troncos, das copas, das folhas, das flores, do aroma, dos frutos. E, já agora do termo blossom.



Éloge de l'Oranger

Sommes-nous, dit-il, en Provence ?
Quel amas d'arbres toujours verts
Triomphe ici de l'inclémence
Des aquilons et des hivers ?

Jasmins dont un air doux s'exhale,
Fleurs que les vents n'ont pu ternir,
Aminte en blancheur vous égale,
Et vous m'en faites souvenir.

Orangers, arbres que j'adore,
Que vos parfums me semblent doux !
Est-il dans l'empire de Flore
Rien d'agréable comme vous ?

Vos fruits aux écorces solides
Sont un véritable trésor ;
Et le jardin des Hespérides
N'avait point d'autres pommes d'or.

Lorsque votre automne s'avance,
On voit encor votre printemps ;
L'espoir avec la jouissance
Logent chez vous en même temps.

Vos fleurs ont embaumé tout l'air que je respire :
Toujours un aimable zéphyre
Autour de vous se va jouant.
Vous êtes nains ; mais tel arbre géant,

Qui déclare au soleil la guerre,
Ne vous vaut pas,
Bien qu'il couvre un arpent de terre
Avec ses bras.


Jean de La Fontaine (1621-1695),Les Amours de Psyché

16.2.06

Da iniciação filosófica

Aquando de uma iniciação filosófica é corrente citar-se a máxima kantiana; "Não se ensina filosofia mas, aprende-se a filosofar" pois ninguém possui integralmente a filosofia, uma vez que esta é uma ideia a realizar, em trabalho. Assim, ensinar a pensar será convidar o "aprendiz" a exercer livremente o seu pensamento, respeitando a ordem gradual da formação intelectual.
A leitura filosófica mais do que incidir no texto, centra-se no conjunto de problemas decorrentes do mesmo.

15.2.06

Oníricas (60) - Os sonhos enquanto obras de ficção

Ora o estudo dos sonhos apresenta uma dificuldade especial: o facto de não podermos examinar os sonhos directamente. Podemos apenas examinar ou falar acerca da recordação dos sonhos. Provavelmente, a recordação dos sonhos não lhes corresponde directamente. Um grande escritor do século XVII, Sir Thomas Brown, pensava que a nossa recordação dos sonhos era muito mais pobre do que a esplêndida realidade deles. Outros, por outro lado, pensam que se aperfeiçoarmos os nossos sonhos, quer dizer, se pensarmos que os sonhos são obras de ficção (e eu acredito que sim) continuaremos provavelmente a imaginar quando acordamos e mais tarde quando contamos os nossos sonhos.

Jorge Luís Borges

A liberdade dos bovinos micaelenses


Daqui

Confidentielles.com # 15

Il ya deux ans, après avoir goûté chateaubriand sauce Béarnaise, pommes de terre sautées et mousse au chocolat, je suis allé dans un "cool" bar avec M. Pendant que j'observais les garçons charmants, lui les filles charmantes, on échangeait des impressions et on buvait une vodka glacée, deux vodkas glacées, trois vodkas glacées. Puis nous sommes allés chez lui. Je me sentais bien, ni triste, ni gaie, calme, légèrement mélancolique. J'ai monté l'escalier. Mais quand je suis arrivé à la maison, j'ai couru, aussi vite que j'ai pu le faire pour me rendre dans la salle de bain et j'y suis resté soir et nuit. Mon ami, il écrivait des posts érotiques.
Une amie commune a lu les textes. Elle a pensé que j'était l'heroínne de cettes histoires et ma envoyé un e-mail en disant: " Hot night!".´
J'ai lui répondu "....désolée de te decepcionner ... les histoires de M. sont le produit de son imagination et de ses mémoires. Moi, j'ai passé tout le temps dans la salle de bain, toute seule, il me demandait si j'avais besoin d'aide, mais je ne voulais pas voir ni écouter personne."

Confidentielles.com # 14

Hier soir j’ai demandé à la lune:
-Est-ce que tu me donneras des nouvelles de Matt ?
Elle m’a répondu :
-Non, ma chère, je ne suis pas journaliste. Tu peu obtenir des informations toi même à travers l’internet.
Maintenant je sais qu’il est né en 1974. Quelle dommage, comme je suis vieille! Ce n’est pas propre d’une dame ainsi agée de dévellopé une telle obsession par un jeune homme charmant. Je dois retourné à mes passions pour les morts célèbres...

Da Religião (3) Uma Bibliografia

Althusser, Louis (s,d,) Ideologia e aparelhos ideológicos do Estado, Lisboa: Presença
Assman, Hugo A. (1986) A igreja electrónica e o seu impacto na América Latina, Petrópolis: Vozes
Ballandier, Georges (1987) Antropologia política, Lisboa: Presença
Barretto. Maria Amália (1977) Os Voduns do Maranhão, Maranhão: Fundação Cultural do Maranhão
Bastide, Roger (1961) Messianisme et developpement economique et sociale Cahiers Internacionaux de Sociologie 31
Backford, James (1985) Culte. Controverses. De societal response to new religious mouvements. Londres: Tavistock
Durkheim, Emile (1968) Formes elementaires de la vie religieuses, Paris: PUF
Eco; Humberto (1990) O irracional, o misterioso e o enigmático, Lisboa INCM
Eliade, Mircea (1986) Aspectos do mito, Lisboa : Edições 70
Gazzaniga, Michael (1985) O cérebro social. Á descoberta das redes do pensamento, Lisboa : Instituto Jean Piaget
Gutwirth, Jacques (1987) L’ église electronique americaine, Études 366 (6): 823/833
Kepel, Gilles (1992) A vingança de Deus. Cristãos, judeus e muçulmanos à reconquista do mundo, Lisboa: D. Quixote
Malho, Levi (s.d.) O deserto da Filosofia, Porto : Rés Editora
Malinowski, B. (s.d.) Magia, Ciência e Religião, Lisboa : Edições 70
Marx, K. e Engels, F. (1975) Sobre a Religião, Lisboa : Edições 70
Manzanares, C. Vidal (1989) El Infierno de las sectas, Bilbau : Messagero
Manzanares, C. Vidal (1990) Psicologia de las sectas, Madrid : Ediciones São Paulo
Mayer, Jean François (1985) Sectes nouvelles. Un regard neuf, Paris : Du Cerf
Nietzsche, F. (1982) Para além do Bem e do Mal, Lisboa : Guimarães Editores
Nietzsche, F. (1992) A genealogia da moral, Lisboa : Guimarães Editores
Nietzsche, F. (1993) O Anti-Cristo : Guimarães Editores
Nisbet, Robert (1987) O conservadorismo, Lisboa : Estampa
Odea, Thomas (1969) Sociologia das Religiões, Biblioteca Pioneira das Ciências Sociais
Oro, Ari Pedro (1992) Réligions Pentecôtistes et moyens de comunication de masse au Brésil, Social Compass (3)
Prieto, Atilano Alaiz (1994) As seitas e os cristãos, Lisboa : S. Paulo
Roches, Henri (1984) Sociologias Religiosas, Porto : Rés Editora
Rolim, Francisco Cartaxo (1985) Os Pentecostistas no Brasil, Rio de Janeiro : Vozes
Rolim, Francisco Cartaxo (1992) Pentecôtisme et vision du monde, Social Compass (3) : 401/422
Russel, Bertrand (1970) A minha concepção do mundo, Porto : Brasília Editora
Semedo, Fernando (1988) As novas seitas. Parasitas de Deus, Lisboa : Caminho
Shils, Edward (1992) Centro e periferia, Lisboa : Difel
Weber, Max (1990) A ética protestante e o espírito do capitalismo, Lisboa : Presença
Wilson, Bryan (1967) Patterns of sectarianism, Londres : Heinemann
Wilson, Bryan (1970) Les sectes religieuses, Paris : Hachette
Woodrow, Alan (1977) Les nouvelles sectes, Paris : Du Seuil


IMPRENSA

Expresso (1989/1994)
Independente (1989/1995)
Mónica, Filomena (16/11/94) Intrusos no reino de Deus
L’ Express International ( Outubro de 1994) nº 2258-20
L’ Express International ( Dezembro de 1994) nº 2267-22
Público - Revista
Semedo, Fernando (21/11/93) Setas. Viagem ao universo dos grupos sectários e religiosos em Portugal
Time International (6 de Maio de 1991) Vol. 137 nº 18
Visão (11/08/94) Nº 73
Visão (29/12/94) Nº 93

Da Luz IV

A diáfana luz da nudez: Superlux numa versão pós-moderna do Déjeuner sur l'herbe de Manet.

Confidentielles.com # 13

Est-ce que j'ai déjà écrit que j'adore le design de la jaquette de "Drinking Songs"? Que j'admire les dessins, les couleures, l'ambiance flottante?

"Take this Waltz" XI - Retour à Vienne

Zürich

Ils traversent Quaibrücke vers Fraumünster. Un flac de lumière au loin sur Zürichsee. Un faible rayon de soleil effleure leurs visages. Ils se penchent ensembles sur le mûr pour regarder le paysage. Tout semble flotter

Assis devant les vitraux de Chagall observant La lute de Jacob avec l’ange. Il sent son odeur et lui parle à voix basse:

- Un des plus jouissants plaisirs de l’amour, c’est d’aimer l’odeur de l’autre.

Elle lève les sourcils, feuille les yeux et s’alanguit.

Il lui demande avec insistance :

-Petite, vol avec moi pour Vienne.

-Non je ne peu pas, je dois continué mes recherches.

- Je ressens le besoin de te voir, je suis comme un enfant perdu ...

Elle sent son coeur battre plus fort, mais lui répond mêlée:

- Je resterais ici quelques jours de plus. Je veux aussi visiter le Psychiatrie-Museum à Bern et aller à Luzern remercier mes amis pour notre séjour à Orselina.


Peu de gestes et puis le silence.

Après une longue promenade Elle s’arrête un instant. Bürkli Platz lui semble désert. Un vent assez fort s’est levé, ce qui est très rare en Suisse. Elle se trompe la rue. Elle n’est pas pressé de se remettre en marche. Elle se sent vide et pense qu’Elle a touché le cime de son bonheur, mais l’a laissé fuir. Elle rentre chez Elle et repart.

Aéroport de Vienne

Il retourne tout seul. Il n´attends plus rien, Il veux seulement exister comme les arbres et les rivières.

Un soir, au cours d'un dîner d’affaires, du haut de chez Brunners Il a eu cette idée de faire l’itinéraire photographique des lieux et des symboles de leur histoire. Le regret ne l'a pas quitté. Il poursuive le rêve.

À suivre…

Confidentielles.com # 12

Les photos de Matt Elliott sont déjà sur mon bureau. Cette fois je suis devenu obsédé par lui ...

Destaque

Entrevista com ...

14.2.06

Olá (...)

Blogger's member since 15/02/2003.

Confidentielles.com # 11

* Le printemps est arrivé "avant la lettre": samedi, dimanche, hier ... plein soleil jouant la flâneuse. Mais, il faut dire que je viens de recevoir Drinking Songs et je retournerais, heureuse, au travaille en écoutant Matt Elliott.

"Take this Waltz" X - Zurich


Ed, "Chinese Garden in Zurich, Switzerland." In Snapaholic

À suivre ...

13.2.06

Confidentielles. com # 10

Quand j'écrit "il faut dire" je me souviens, presque toujours, de la chanson de Brel ... Fannette.

Da Luz (4)

"Os fotógrafos escrevem com a luz ..."

Confidentielles.com # 9

On n'est pas sérieux, quand on a dix-huit ans ...

Un soir d'été, LD et moi nous sommes allés dîner dans un vieux bistrot. Autour des tables couvertes de nappes rouge et blanc, le long des murs, des étagères en bois remplis de bouteilles poussiéreuses. LD a dit qu'il faudrait simplement d’allonger le bras et prendre une bouteille. A la fin du repas, il a choisit et saisit un bon vin, et après j'ai caché la bouteille sous mon manteau. Quelle frisson!
Quelques années plus tard j'y suis retourné, mais le bistrot fut remodelé en profondeur, est devenu un restaurant banale sans âme, sans vivacité. Les murs revêtus de carrelages vernissés, pas d'étagères, adieu vieilles bouteilles ...

Choupos


Claude Monet, Les peupliers, (1890, óleo sobre tela


Porte de l'est sont les peupliers !
qu'il est superbe leur feuillage !
Au crépuscule on doit s'attendre !
qu'il est vif l'éclat des étoiles !


Shi Jing – Le Canon des Poèmes

Da Liberdade

"Não há dúvida, também, que a liberdade é pesada e custa a suportar. Tem qualquer coisa de opressivo ao sobrecarregar os meus ombros com o peso do meu ser e com o peso do mundo. Mas é o único valor, porque não se apoia senão em si - e o valor absoluto, porque só através dela pode haver valor." Sartre

Da Religião (2) Recensão

Recensão de um artigo,muito esclarecedor, que li na altura em que a IURD estava na ordem do dia dos meios de comunicação social, porque apresentava programas de divulgação na SIC e pretendia comprar o Coliseu do Porto, após ter aquirido o cinema Império em Lisboa.

Pedro Ari Oro (1992) “Réligions Pentecôtistes et moyens de communication de masses au Brésil”. Social Compass 3:425-429.


Oro analisa a utilização crescente dos meios de comunicação de massas, sobretudo da rádio e da televisão por parte das igrejas pentecostistas brasileiras, centrando o seu estudo na Igreja Universal do Reino de Deus (IURD) e na Igreja Evangélica Pentecostista.
Inicia o artigo caracterizando e definindo as categorias teóricas onde se integram estas igrejas, servindo-se para isso da classificação de Oliveira Cardoso sobre as igrejas electrónicas no contexto brasileiro.
O artigo pode ser dividido em duas partes fundamentais. Na primeira o autor situa as seitas aludindo às suas origens, fundação, projecção internacional, número de templos e sessões rituais diárias. Neste sentido descreve a sequência de uma reunião da IURD, apontando três momentos constitutivos:

1. Sessão de exorcismo dos demónios, identificados com os orixás das religiões afro-brasileiras ( Macumba, Umbanda e Candomblé).
2. Curas.
3. Entrega de donativos.

Menciona ainda a realização dos grandes rituais em estádios e ginásios, os quais reproduzem e ampliam os momentos fundamentais das sessões quotidianas, analisa a concepção e a utilização dos media. Passa seguidamente para a caracterização do público alvo das seitas, concluindo que o mesmo é composto por indivíduos pertencentes na sua grande maioria às camadas mais baixas da sociedade, que vivem em condições infra-humanas. Excepcionalmente, também se encontram alguns adeptos recrutados na classe média baixa.
Na parte, que classifiquei como sendo a segunda, o autor demonstra as suas teses (resultantes da aplicação de um inquérito), dissecando os sentidos da utilização dos meios de comunicação de massas pelas igrejas “tele-evangélicas”.
A análise distribui-se por uma breve introdução - onde afirma que os pregadores e os fiéis das igrejas estudadas atribuem múltiplos sentidos ao uso dos media, consoante a sua identidade social e confessional - e, por seis alíneas, cada uma subordinada a um parâmetro:
a) - Sentido económico -
Segundo Oro a manipulação pentecostista dos media integra-se no contexto capitalista, funcionando as igrejas como empresas que usam os media enquanto meio de angariar fundos, uma vez que durante as emissões, os pregadores anunciam aos fiéis as somas elevadas dispendidas na produção e difusão dos programas, relevando a impossibilidade de assegurar a continuidade das emissões sem o contributos regulares dos crentes. É evidente que estas técnicas produzem resultados, que associadas a outras formas de obtenção de fundos, tais como a venda de objectos religiosos, permitem angariar dinheiro não só para manter as igrejas mas também para potenciar a sua expansão.
b) - Sentido ideológico -
Os pregadores, através dos seus discursos divulgam ideologias conservadoras.
A explicação transcendente dada aos factos sociais, psíquicos e políticos opera--se pelo deslocamento do centro dos problemas do campo social para o campo espiritual, e da sociedade para o indivíduo pecador. Os responsáveis pelas diversas crises são os demónios (alienação). O sentido ideológico das pregações dos pastores manifesta-se ainda na manipulação em proveito próprio das preocupações mais profundas do povo brasileiro: saúde, dinheiro e vida sentimental.
c) - Sentido terapêutico -
As carências do sistema de saúde brasileiro propiciam a aceitação de curas mágicas e de mensagens do tipo das veiculadas pela IURD, segundo as quais a cura do corpo implica a cura da alma. Estas ocorrem não só durante as reuniões, mas também quando os fiéis assistem ao programas radiofónicos e televisivos “imbuídos” de profunda fé. Pastores e fiéis repetem que as curas são diárias e constituem a prova da eficácia das práticas rituais.
d) - Sentido prosélito -
Os media tornaram-se um excelente veículo de proselitismo através dos constantes apelos à participação, da repetida indicação do endereço dos templos e da obsessiva auto-propaganda ( 46% dos fiéis da IURD inquiridos confirma que a adesão à mesma foi desencadeada pela assistência aos programas radiofónicos e televisivos divulgados pelos meios de comunicação). A dinâmica dos rituais, as relações sociais e emotivas estabelecidas com os “neófitos” são igualmente factores fundamentais. No dizer de um pastor da IURD o que “é preciso é fazê-los entrar, uma vez dentro não saem mais”.
e) -Sentido de legitimação e estatuto social -
A construção de uma imagem de credibilidade que destrua a falta de consistência teórica e a pobreza teológica e moral das seitas, assenta no uso da comunicação social e no recurso a figuras públicas.
f) - Sentido de vitalidade -
As ideias de força, dinamismo, alegria, solidariedade entre outras publicitadas pelos programas televisivos e radiofónicos das seitas contrastam com a apatia e a monotonia do quotidiano e das soluções oferecidas por outros movimentos religiosos ou não. Tal contraste fomenta a adesão e perpetua a dependência.
No que concerne à metodologia deduz-se ter Oro recorrido aos seguintes métodos e técnicas:
1. Pesquisa bibliográfica específica.
2. Análise de conteúdo dos programas televisivos e radiofónicos produzidos pelas seitas.
3. Observação dos rituais ordinários (sessões diárias) e extraordinários (ajuntamentos de fé em grandes espaços), não sendo explícitas as técnicas de observação.
4. Aplicação de um inquérito (ver indicação de percentagens.)
5. Entrevistas aos fiéis, pastores e proprietários de rádios.
A articulação entre a metodologia utilizada e o tema revela-se adequada, oferecendo ao leitor novos dados para a compreensão do fenómeno da utilização dos meios de comunicação pelas seitas habitualmente designadas por “tele-evangelistas”. Por outro lado, transparece na análise do problema uma excessiva carga ideológica, reduzindo o seu campo de análise, ignorando outras dimensões do fenómeno fundamentais para sua explicação.

12.2.06

Da Religião (1)

“ DESDE QUE OS HOMENS DEIXARAM DE ACREDITAR EM DEUS, ISSO NÃO SIGNIFICA QUE JÁ NÃO ACREDITEM EM NADA, ACREDITAM EM TUDO”
CHESTERTON


É FREQUENTE ENCONTRAR PESSOAS QUE EM 1968 QUERIAM MUDAR A SOCIEDADE E QUE HOJE MILITAM EM GRUPOS NEO-BUDISTAS, SEITAS CARISMÁTICAS, CENÁCULOS NEO-TRADICIONALISTAS.”

UMBERTO ECO

A escolha de textos sobre o fenómeno religioso insere-se na problemática do retorno ao sagrado na sociedade contemporânea, temática bastante divulgada nos meios de comunicação nas últimas décadas e analisada mais profundamente em trabalhos de cariz científico resultantes de observação e pesquisa mais rigorosas.
“ O retorno ao religioso é uma das poucas certezas tenazmente inscrita neste fim do milénio. Fenómeno ambíguo e de contornos imprecisos, de todo o mundo chegam sinais ineludíveis da sua presença” (Wemans 1990/12/2: Público).
Tornou-se um lugar comum apregoar o regresso aos templos simultaneamente como um meio de atribuir sentido a um quotidiano mecanizado, monótono e desencantado e de resolver - de um modo mágico e eficaz - as crises económicas, sociais, psicológicas e todas as outras que por aí pululam, não solucionadas pela tecnocracia para desespero de quase todos. As igrejas e as seitas oferecem a salvação, a certeza, a explicação para todos os males, “satisfazendo” os anseios mais profundos e necessidades emocionais como seja a amizade, a solidariedade, a segurança, o desejo de vida comunitária e obediência a normas.
” O último produto vital comercializado pelos cultos é significado. Cada culto tem a sua própria e simples versão da realidade - religiosa, política ou cultural. O culto possui a única verdade e os que vivem no mundo exterior e não reconhecem o valor dessa verdade são representados com mal informados ou satânicos. A mensagem do culto é martelada no novo membro em sessões que duram todo o dia e toda a noite.(...) Ao dar ao membro o sentimento de que a realidade tem significado - e que ele ou ela devem levar esse significado a pessoas do exterior - , o culto oferece objectivo e coerência num mundo aparentemente incoerente”( Toffler 1980: 372 ).
Embora a dialéctica sagrado/profano, secularização/ressacralização revista actualmente um cariz específico, é de desconfiar de pregões desta natureza tão empolados. Com efeito a religiosidade manteve-se latente na nossa sociedade, facto que uma breve leitura da História das Religiões comprovará, mostrando a ocorrência cíclica de momentos de secularização e a explosão de surtos de intensa religiosidade e misticismo - caso dos movimentos milenaristas. (ver M. I. Pereira de Queiroz,(1968) “Reforme et Revolution dans les Sociétés Traditionnelles. Histoire et Ethnologie des Mouvements Messianiques”, Paris, Anthropos e R. Bastide (1961) “Messianisme e Développement Économique et Social”, Cahiers Internactionaux de Sociologie)
É de salientar contudo que o processo de secularização que decorre do século XIX até à actualidade (e com raízes nos três séculos anteriores) se revela mais profundo em virtude dos novos contributos resultantes da evolução das ciências naturais e concomitantemente da tecnologia, da emancipação das ciências humanas, das análises marxista, nietzscheana e psicanalítica, da sociedade na sua globalidade e dos fenómenos religiosos em particular. Análises que se mantêm pertinentes em muitos aspectos.(Ver as obras de Nietzsche: “O Anti-Cristo”, “Para Além do Bem e do Mal”)

Deve relevar-se que a compacidade do fenómeno religioso o torna sociologicamente impenetrável, no sentido em que o adepto não o pode observar e o observador não deve aderir; Henri Roches, a propósito deste dilema defende a existência de dois pólos na sociologia religiosa - a) distanciada sem participação autêntica, ela torna-se a sociologia do polícia; b) participativa sem um genuíno distanciamento, torna-se a sociologia da quadrilha. Ao adepto é-lhe oferecida a possibilidade de uma participação óptima, ao outsider a segurança do distanciamento. Mas o adepto deve zelar pela metodologia do seu distanciamento e o outsider pela metodologia da sua participação. (Roches, 1984: 17/19). Este dilema concretiza-se na desconfiança por parte dos membros da seita, quando questionados e que os leva a fornecer informações falsas, a ocultar outras, ou então a proferir afirmações do género: “ só quem vivencia o sagrado o pode compreender”; “só aderindo se conhece”.
Por último, a análise social põe em jogo diferentes perspectivas sobre os mesmos fenómenos, opondo pelo menos dois tipos de subjectividade, o do investigador e o dos interpelados (efeito Rachomon).

Confidentielles.com # 8

Vendredi soir

Ma fille agée de dix-sept ans se maquille pour sortir avec ses amis, et moi je me souviens qu'à l'âge de quinze ans, mes copins organizaient des fêtes dans leurs garages, pendant le weekend. Mes parents, surtot mon père, ne me permettaient d'y participer. Lundi mes amis me racontaient leurs aventures: dans la pénombre ils dansaient en écoutant Je t'aime mois non plus.
Trois années plus tard, la première fois que je suis arrivé chez moi avec L.D., complètement "entourée" par lui - il était beaucoup plus grand que moi - ma mère nous a vu et ---- imaginez-vous ----


Révélation

Il faut dire que j'ai écrit Promenade à l'âge de dix-septs ans, parce-que j'était amoureuse de Mallarmé, et Spin à dix-huit ans inspiré par Brian Ferry :)

10.2.06

Confidentielles.com # 7

Sonia Delaunay, Girls in Swimming Costumes, (1928)


Maintenant je flirt avec Tzara (1925-33)...

Quelques raisons:

POÈME POUR UNE ROBE DE MME SONIA DELAUNAY

L'Ange a glissé sa main
dans la corbeille l'oeil des fruits
Il arête les roues des autos
et le gyroscope vertigineux du coeur humain.

VOIE

quelle est ce chemin qui nos sépare
à travers lequel je tends la main de ma pensée
une fleur est écrite au bout de chaque doigt
et le bout du chemin est une fleur qui marche avec toi


BIFURCATION


je ne veux pas te quitter
mon sourire est attaché à ton corps
et le baiser de l'algue à la pierre
à l'intérieur de mon âge je porte un enfant gai et bruyant
il n'y a que toi qui saches le faire sortir du coquillage
comme l'escargot avec de fines voix

parmi l'herbre il y a
les mains fraîches des fleurs qui se tendent vers moi
mais il n'y a que ta voix qui soit fine
comme ta main est fine comme le soir est impalpable comme le repos


op.cit. pp. 403- 7 - 9.

Da Luz III

Ontem fui ver BERNA, Nº 49 KRAMGRASSE de Claúdia Nóvoa: a velocidade da luz feita coreografia, OrganizaçãO O ESPAÇO DO TEMPO

Da Luz II


Goya, La Maja Vestida, (1800-1805), óleo sobre tela, 95/190 cm, Museo del Prado.

Daqui.

TONIQUE

l'ennui des crues lenteurs se pose sur ta poitrine
quai largement ouvert aux claires indécences
pavé de gros morceaux de soleil
soleil brisé aux carrefours des eaux

(...)

la lumiére du jour s'allume à tes lèvres
vernies par le souriant avantage de ce jour
et tes lèvres s'allument à l'éclat des syllabes
qui échapent aux lumineuses défaillances de tes lèvres


Tristan Tzara, Oeuvres Complètes(1925-1933), (Paris, Flammarion, 1977), p.8.

9.2.06

Confidentielles.com # 6

Uma viagem aleatória por alguns blogs portugueses faz-nos conjecturar que o estádio oral é uma fase muito apetecida em qualquer idade.

spin

turn around
like a paperdoll
spin the river
true is the drug
heavy weather
seven high miles away

Promenade

la solitude de mes yeux
se promène dans l'Azur
qui m'attire
et me fait mourir
un peu

Confidentielles.com # 5

Je suis dans une spirale d'éblouissement, je plonge tout droit dans la vertige de l'inconnu.

Agradecimento

Agradeço a CSA por me ter feito rir muito e alegremente, com esta bem humorada combinação de texto e imagem.

Confidentielles.com # 4

Não suporto pessoas "sérias".

8.2.06

Oníricas (59) - Le Vin des Amants

Andy Warhol, Kiku Flowers, (1983).


Le Vin des Amants


Sans Aujourd'hui l'espace est splendide
mors, sans éperons, sans bride,
Partons à cheval sur le vin
Pour un ciel féerique et divin!

Comme deux anges que torture
Une implacable calenture,
Dans le bleu cristal du matin
Suivons le mirage lointain!

Mollement balancés sur l'aile
Du tourbillon intelligent,
Dans un délire parallèle,

Ma sœur, côte à côte nageant,
Nous fuirons sans repos ni trêves
Vers le paradis de mes rêves!


Baudelaire

Da luz I

Há anos, poucos, um jovem conhecido, pouco mais velho do que eu, passava o tempo a referir-se a Le Clézio:
vou encomendar livros de ... já recebi as obras de ... estou a ler/reler ... a sua escrita é sublime ... vou escrever sobre ... já escrevi ...
mas nunca mencionou as descrições rigorosas e recorrentes da luz, o seu fascínio pela alteração das cores ao longo do dia, o seu olhar pictural:


Le matin, la lumière est pâle et claire, un peu grise. Plus tard, quand la chaleur monte au-dehors, elle devient jaune, brutale (...)Après, c'est la lumière oblique, chaude, où on voit des grains de poussière flotter comme des moucherons. Après encore, c'est la lumière orange, douce, très calme, la lumière fatiguée de la fin du jour, et cela se transforme peu à peu en voile mauve du crépuscule. Puis ça devient gris, mais pas gris comme au matin: d'un gris qui s'étaint petit à petit,couleur de cendres. (...)

Tayar se réveille avant le midi. Quand il ouvre les yeux, il voit d'un coup toute cette blancheur, le soleil qui étincelle sur les roches calcaires. Le ciel est d'un bleu très pâle, presque blanc. (...) La lumière est dure comme la pierre, comme le ciel.


Le Clézio, La Ronde et autres faits divers, (Paris, Gallimard, 1983), pp.31 e 61.

Impressões

no muro -
verdes de musgo -
veludo

aurora rósea
agora
manhã de chumbo

Confidentielles.com # 3


Andy Warhol, Flowers (Black and White), (F&S II. 100-109), (1974), Portfolio of ten Screenprints on Arches paper and J. Green paper.

" Some people I know

spend a lot of time

trying to dream up

new seductions"

Andy Warhol, Flowers, Flowers, Flowers, (Boston/New York/London, Bulfinch Press, 1982).

Confidentielles.com # 2

Porquoi suis je amoureuse de Mirbeau?

Quelques raisons:

Il était ami de Mallarmé,
il fut le chantre attiré de Maeterlinck, Pissarro, Gauguin, Vn Gogh et le premier acheteur des Iris et des Tournesols
il a défendu le génie de Camille Claudel et Oscar Wilde, quand'il venait d'être condamné aux travaux forcés...

Confidentielles.com

En ce moment je suis amoureuse d'Octave Mirbeau.

7.2.06

Oníricas (58) - Octave Mirbeau e a questão borboleta

"Il y a des moments où, le plus sérieusement du monde, je me demande quelle est, en tout ceci, la part du rêve, et quelle, la part de la réalité. Je n'en sais rien."
Octave Mirbeau,"Éloge de la Vitesse", in Sac au dos, (Paris, Éditions Mille et une Nuits, 2003), p.32.

Oníricas (57) - Poe e a questão borboleta

UN RÊVE DANS UN RÊVE

Tiens ! ce baiser sur ton front ! et, à l'heure où je te quitte, oui, bien haut, que je te l'avoue : tu n'as pas tort, toi qui juges que mes jours ont été un rêve ; et si l'espoir s'est enfui en une nuit ou en un jour - dans une vision ou aucune, n'en e st-il pour cela pas moins PASSÉ ? Tout ce que nous voyons ou paraissons, n'est qu'un rêve dans un rêve.
Je reste en la rumeur d'un rivage par le flot tourmenté et tiens dans la main des grains du sable d'or - bien peu ! encore comme ils glissent à travers mes doigts à l'abîme, pendant- que je pleure - pendant que pleure ! O Dieu ! ne puis-je les serrer d'une étreinte plus sûre ? O Dieu ! ne puis-je en sauver un de la vague impitoyable ? TOUT ce que nous voyons ou paraissons, n'est-il qu'un rêve dans un rêve ?


Edgar Allan Poe

Oníricas (56) - Maria Zambrano

Geografía de la Aurora

Y las piedras preciosas, esas grutas de esmeraldas que nacen en sueños y al soñante acogen tan de verdad que éste conserva en la vigilia las huellas del tacto, a veces hecho memoria tanto o más que un lugar simplemente natural; y el color que sin nombre sostiene la retina por años, por duraciones sin fin, ese color visto tan sólo en sueños y ese felicísimo estar en la gruta, y aun el poder volver a ella encontrándola en tierras lejanas bañadas por otra luz. ¿Cómo suceden, cómo están ahí asequibles aunque no enteramente, y sin sombra alguna de terror, cosa tan extraña a toda gruta desconocida, por insignificante que sea? Este no tener, y no esperar, este estar sin esfuerzo alguno, esta patria perdida o esperada, donde se ha entrado sin saber cómo ni por qué, sin esperanza ni temor. Y ese vivir sin anhelar, ni apetecer, sin añorar sin soñar, duerme al fin en su gruta sin soñar señor alguno, que le haya herido y sin soñarse él a sí mismo, olvidado de toda herida.
El ciervo reposa sin herida, apoyada su cabeza sobre una piedra, flor azul
.

Maria Zambrano, "Geografía de la Aurora",in De la Aurora, (Turne, Madrid,1986), p.106.

Os Sonhos e a criação literária

De otra parte, los sueños creadores, cuya especie procuramos ir delimitando, arrastran un "ser así", un conflicto sin aparente salida, una "aporía". Encierran al sujeto dentro de un círculo mágico, como hace la totalidad de la vida. Y así, el sujeto visitado por ellos se encuentra en modo análogo a como se encuentra frente a la totalidad de su vida, como si la vida, ella, fuera un círculo mágico a trascender, a trascender viviendo.
(...)
Ante la totalidad, en sueños simbólicamente, en la vigilia en virtud de ciertos "suspensos" más que en el vivir intervienen, el ser humano se siente y aun se ve, como ante una montaña inaccesible, o como ante un desierto sin límites, o ante una extensión inerte. Imágenes que revelan al sujeto una situación liminar en que el vivir se ha escindido; queda de un lado el sujeto a solas, y del otro, la totalidad de la vida como algo a recorrer, o a escalar imposiblemente. Y ello, ni el ser a quien esto ocurre se mantiene conservando su entereza en pie frente a la totalidad de la vida.

María Zambrano, "Los sueños y la creación literaria", en Los sueños y las sociedades humanas. Coloquio de Royaumont, Buenos Aires, ed. Sudamericana, 1964, pp.659-671 (traducción: Luis Echávarri).

Rideaux/contraste


Henri Matisse, La Fenêtre,(1916), óleo sobre tela, The Detroit Institute of Arts, Detroit, USA.

Seuls les rideaux, tandis que la chambre est obscure

Seuls les rideaux, tandis que la chambre est obscure,
Tout brodés, restent blancs, d'un blanc mat qui figure
Un printemps blanc parmi l'hiver de la maison.
Sur les vitres, ce sont des fleurs de guérison

(...)
Georges Rodenbach

"Take this Waltz" IX - Interlude - Rideau rouge orangé

Le Lever du soleil

Vieux fol et ta bougeotte,
Pourquoi fais-tu ça, fichu soleil,
Par les fenêtres et l'interstice des rideaux, pourquoi tu nous réveilles?
La saison des amants faut-il qu'à ta poursuite elle trotte?

(...)
John Donne

Version française par: Gilles de Seze

Le claire de lune glisse sur les toits, guette par les fenêtres en révélant les reliefs.
Les pétales de rose exhalent une senteur douce et veloutée, la lumière des chandelles rougit les fragrances.
Étoiles et vents de la nuit dernière se dissipent. Des corps se délie la tendresse de la soie et l’odeur des nénuphars.
Un éclat derrière le rideau rouge orangé, mais la brume voile l’étincellement du lac, et le vol des fleurs odorantes.
Difficiles les moments avant la séparation.


À suivre ...

6.2.06

Nymphéas



Monet, Nymphéas, (1904), Musée des Beaux-Arts, Le Havre, France.

Promenade sentimentale

Le couchant dardait ses rayons suprêmes
Et le vent berçait les nénuphars blêmes;
Les grands nénuphars, entre les roseaux,
Tristement luisaient sur les calmes eaux.
Moi, j'errais tout seul, promenant ma plaie
Au long de l'étang, parmi la saulaie
Où la brume vague évoquait un grand
Fantôme laiteux se désespérant
Et pleurant avec la voix des sarcelles
Qui se rappelaient en battant des ailes
Parmi la saulaie où j'errais tout seul
Promenant ma plaie; et l'épais linceul
Des ténèbres vint noyer les suprêmes
Rayons du couchant dans ses ondes blêmes
Et les nénuphars, parmi les roseaux,
Les grands nénuphars sur les calmes eaux.


Verlaine

Grandiosa inauguração do Jardim Ponge

Para gáudio dos amantes da língua e literatura francesas o Escriba brinda-nos com a tão esperada abertura do Jardim Ponge, cumprindo, finalmente, a sua promessa. O Jardim Ponge representa, para o público impaciente, um oásis neste gélido deserto, onde, muitas vezes,quando pretendemos reconfortar as nossas almas penadas com um alimento quente, sofremos a desagradável experiência de encontrar "un cheveau dans la soupe".
Passo a citar declarações do arquitecto-paisagista do momento: "Haverá um canteiro para as notas biográficas, uma alameda para os comentários e citações e uma pequena estufa para os meus devaneios pessoais mais dispensáveis." Permita-me, todavia, um reparo, os seus devaneios serão sempre indispensáveis.

5.2.06

Mozart segundo Marguerite Yourcenar

A Sinfonia Júpiter é um certificado da ordem do mundo tal como Goethe poderia tê-lo sonhado: acreditamos nessas ordem divina até a música cessar.
Porém, o homem que a compôs estava minado pela doença, atormentado pela pobreza; tinha os seus rivais e os seus detractores. Precisamente aí, reside o mistério da sua arte: essa música de felicidade, equilibrada como um funâmbulo sobre o abismo que, no fundo, é toda a vida, não é uma fuga para fora do real; nem tão-pouco o equivalente de um belo sonho; não faz vibrar em nós, como a de Schubert, as fibras mais delicadas e melhor escondidas; não nos embala como a música de Chopin, para melhor nos consolar; não nos ajuda a viver como a de Beethoven, devolvendo-nos a coragem que não tínhamos. É muito simplesmente música: ordenamento perfeito de um universo de som.


Marguerite Yourcenar, "Mozart em Salzburgo", in Peregrino e Estrangeiro, (Lisboa, Livros do Brasil, 1990), pp.88-89.

Impressões

A cor malva do céu antes de avermelhar.
A bruma que se formou a partir das dez da noite até depois do amanhecer.

Compulsão idealista

No que diz respeito à questão da natureza do conhecimento, levo tão longe o idealismo, que os objectos do meu afecto são puras representações mentais.
Vivo no quotidiano o dilema do sábio chinês, não fora o frio, acreditaria ser uma borboleta a sonhar que é uma pessoa.

"Take this Waltz" VIII - Carmin, cinabre, écarlat, incarné, rouge indien, vermeil ...

« C'est le jaune profond et le rouge intense que mon goût désire, - il mêle du sang à toutes les couleurs.» Nietzsche

-Fantastique tu ne lis pas Freud, mais un petit article de Debussy.
-J’adore l’ironie des critiques de Debussy.
-L’impressionnisme musical... ça me rappelle Monet. Je retournerais vers dix heures.
Il lui balaye les cheveux avant de sortir.
- À bientôt.

Il retourne. La salle resplendissait sous la poussière légère de vingt chandelles vermeils. Sur la table une large nappe rouge cinabre, une installation avec des rameaux et des feuilles sèches pourpres, des baies, des fruits de rose, des framboises sous d’eau glacée, carpaccio.
La sonate en sol mineur pour violoncelle et basse continue de Vivaldi est brusquement interrompu par le bruit des casseroles.
La chaleur du foyer éveillait des parfums de la cuisine, des odorats mêlés de coriandre, de gingembre et de Kirsch.
- Quelle odeur, vraiment délicieux !
-Je prépare un repas en rouge, en différentes tonalités de rouge. Des roses!
- Pardonnes-moi elles sont un peu fanées je les ai acheté il y si longtemps
- Je vais les effeuiller et éparpiller les pétales partout.
Il lui montre ses trésors, des images, témoins d’un regard qui rend visible l’invisible.
-Des « nymphéas » de glace, l’esprit même de Monet en noir et blanc ... Parfois je doute de ton existence, je pense que tu es une trop belle hallucination, produite par mon cerveau. Tu as une magie impérieuse et charmante.
-Et toi tu fait rendre le temps tout ce qu’il peut.

Quelque chose c’était passé de profond, d'inexprimable sous la banalité des mots.

Il coupe les tranches fondants de gigot rôti. Elle saisisse derrière la chaise une autre bouteille, la place entre les genoux pour en tirer le bouchon, les deux rient en pensant : « Qu’est-ce qui va venir après... »
- Et voilà le dessert des amanites rougeâtre en meringue, pâte d’amande et parfait au Kirsch.
- Exotique ! La mère de Savarin agée de 99 ans, mourut à la fin d’un repas en disant : « Je sens que je vais passer, vite, apportez le dessert. »
- C’est une recette de Judith Baumann. Au printemps on doit visiter son restaurant, Pinte des Mossettes ... bien, on ne va pas mourir, mais après les manger on va entrer en transe comme les chamants...
- Moi, je ne fixe rien, je laisse aller, mes pensées restent des brouillards, ils dessinent des formes vagues et plaisants.


Claude Debussy, Prélude à L'Après Midi d'un Faune

3.2.06

Leituras - Deslumbramento e Revelação

Le Buveur de Temps de Philippe Delerm (1), é um livro que me encanta, ainda, passado tempo após a conclusão da sua leitura, pela musicalidade da linguagem, pelo inusitado das imagens. O início da obra é pautado por uma originalidade, perdoem o pleonasmo, fora do comum, não nos prepara para as surpresas oferecidas pelo brilhante desenvolvimento da narrativa, embora nos introduza no universo flutuante da escrita e da história, mundo imbuído de uma melancolia sublime.
A caracterização das cores da atmosfera, dos ambientes, das personagens leva-nos a reler uma e outra vez passagens já lidas, apetece beber as palavras, permanecer nas frases, tal como as personagens procuram beber e aprisionar o tempo. A descrição de acções aparentemente tão prosaicas como ir a um café ou a um restaurante ganham uma dimensão poética e metafísica. Plagiando uma expressão do próprio autor, há que ser um "goûteur d'images", trata-se de um texto feito para saborear imagens e sons. Numa negação da advertência platónica que condena os simulacros, os reflexos e as sombras do mundo das aparências, as personagens lêem os reflexos, degustam as imagens, recolhem com obstinação os dados das sensações, para neles, na sua multiplicidade, no seu devir, na sua imanência, descobrir a perenidade. Para dizer a verdade, as palavras escorregam quando tento expressar o quanto gostei de ler este livro. O espírito desta obra está próximo do de Rilke: tornar visível o invisível, eterno o transitório.

É para mim, uma tarefa impossível, seleccionar, de modo voluntário, um trecho para transcrever, por isso, deixo aqui uma passagem, oferecida pelo acaso, ao autor de Legendas que hoje festeja o primeiro aniversário do referido blogue:

Ce qu'il nous apportait s'écrivait dans le temps: l'écoulement de son spectacle et la magie de ses préparatifs, l'idée que quelque chose devait se passer, se passait, puis se dissipait dans le soir, nous laissant la fumée d'une malaise, une onde de mélancolie. (2)

Nota: O bilhete de acesso a este paraíso literário é de apenas 4,65 euros.

(1) Philippe Delerm, Le Buveur de Temps, (Paris,Gallimard, 2002).
(2)op.cit.,p.62.

1.2.06

Oníricas (55) - Aragon, Une Vague de Rêves


Ce qui les frappe [Breton et Soupault], c’est un pouvoir qu’ils ne se connaissaient
pas, une aisance incomparable, une libération de l’esprit, une production d’images
sans précédent et le ton surnaturel de leurs écrits. Puis les prodiges apparurent.
L’esprit, parvenu à cette charnière de l’inconscient [c’est-à-dire que l’inconscient
pourrait s’ouvrir comme une porte, ou l’image pourrait servir de charnière à cet accès à l’inconscient], avait perdu le pouvoir de reconnaître où il versait. En lui
subsistaient des images qui prenaient corps. Elles devenaient matière de réalité. Elles revêtaient ainsi les caractères d’hallucinations visuelles, auditives, tactiles. Nous éprouvions toute la force des images. Nous avions perdu le pouvoir de les manier.
Nous étions devenus leur domaine, leur monture. [Il parle comme le comdomblé des
cultes vaudous.] Dans un lit au moment de dormir, dans la rue les yeux grands
ouverts, avec tout l’appareil de la terreur, nous donnions la main aux fantômes.
Nous voyions par exemple une image écrite qui se présentait premièrement, une
image écrite qui se présentait avec le caractère du fortuit, de l’arbitraire, atteindre nos sens, se dépouiller de l’aspect verbal pour revêtir les modalités phénoménales que nous avions toujours crues impossibles à provoquer, à fixer hors de notre fantaisie.Une idée aussi a ses franges d’or. Comment suivre une idée?


Aragon, Une Vague de Rêves(1924), (Paris, Seghers, 1990).


Texto escrito paralelamente ao Manifesto do Surrealismo por André Breton.

Oníricas (54) - Tristan Tzara "où boivent les loups"

ouvre encore les yeux
les distances fuiront entre les doigts
les portes se démasqueront
la rive s'approchera des lèvres de la terre
même sous la meule de sommeil il n'y aura plus de solitude
tout sera plein profondément dans l'odeur de foin et de soleil
les mots cesseront quand l'insatiable secret
qui habite à l'écart des enclos et des corps
aura fait taire la nudité des mots
les mots cesseront – ouvre encore les yeux –
les sens profonds seront ensemencés
et le fenil des paroles de soleil en sera plein
les ombres tomberont en poussière


Tristan Tzara, "Où boivent les loups" (1932), Œuvres Complètes,(Paris, 1992, Flammarion),2º vol., p. 257.

Oníricas (53) - Max Ernest - Rêve d'une petite fille qui volut entrer au Carmel

Marceline: "D'où venez-vous, celeste êpoux?"
- Le céleste fiancé: "Je sors du nom d'une constellation. J'ai franchi cinq horizons. Je ne suis pas une bête féroce. Je suis le produit d'un cerveau très estimé."


Max Ernest, Rêve d'une petite fille qui volut entrer au Carmel, (Éditions du Carrefour, 1930),62, cap.4, p.72.

Max Ernst - Histoire Naturelle


Max Ernst
Studie aus dem Brühler Park, um 1909
Aquarell
Foto: Harald Blondiau
© VG Bild-Kunst, Bonn 2005





Max Ernst
Les moeurs des feuilles (Blatt 18)
aus: Histoire Naturelle, 1926
Lichtdruck nach Frottage
Foto: Harald Blondiau
© VG Bild-Kunst, Bonn 2005